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Haut-Karabakh : la CIJ ordonne à l'Arménie et à l'Azerbaïdjan de "stopper la haine raciale"

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Par Euronews  avec AFP
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Archive du mardi 29 septembre 2020, des volontaires arméniens se rassemblent dans un centre près de Hadrut, dans la République autoproclamée du Haut-Karabakh
Archive du mardi 29 septembre 2020, des volontaires arméniens se rassemblent dans un centre près de Hadrut, dans la République autoproclamée du Haut-Karabakh   -   Tous droits réservés  AP Photo

La Cour internationale de justice, le CIJ, a rendu ses premières décisions, ce mardi, dans le différend qui oppose l'Arménie et l'Azerbaïdjan. La plus haute juridiction de l'ONU a été saisie par les deux Etats suite au conflit de l'an dernier dans le Haut-Karabakh. Les deux pays s'accusent mutuellement de violer une convention contre la discrimination raciale.

"La République d 'Azerbaïdjan protégera de la violence et des sévices corporels toutes les personnes capturées lors du conflit de 2020", a déclaré la juge qui préside la Cour. Elle doit assurer leur sécurité et un traitement égal devant la loi. Le pays doit prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher l'incitation et la promotion de la haine et de la discrimination raciales, (y compris de la part des fonctionnaires et des institutions publiques), à l'encontre des personnes d'origine ou de nationalité arméniennes", a déclaré Joan Donoghue, juge-présidente de la CIJ.

Dans le même temps, la juge a exhorté l'Arménie à lutter également contre la haine raciale : "la République d'Arménie, conformément aux obligations qui lui incombent en vertu de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, prendra toutes les mesures nécessaires pour empêcher l'incitation et la promotion de la haine raciale, y compris par des organisations et des personnes privées sur son territoire, visant des personnes de nationalité ou d'origine ethnique azerbaïdjanaise", a-t-elle dit.

A l'automne 2020, le conflit pour le contrôle du Haut-Karabakh a fait quelques 6 500 morts. Après un mois et demi de combats, l'Arménie, défaite, a été contrainte de signer un cessez-le-feu et de céder plusieurs zones de cette région autoproclamée indépendante par les Arméniens.

Erevan et Bakou ont accepté de laisser la CIJ trancher leur différend. Pour autant la Cour n'a aucun moyen pour faire respecter ses décisions. Sur le terrain les tensions restent fortes. Plusieurs incidents font craindre une reprise des combats.