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Visionnage des caméras de surveillance contre levée des sanctions : l'Iran négocie sa survie

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Par Christelle Petrongari  avec AFP
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Visionnage des caméras de surveillance contre levée des sanctions : l'Iran négocie sa survie
Tous droits réservés  Michael Gruber/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.

L'Iran tente de mettre un terme aux sanctions internationales qui pèsent lourdement sur son économie. Si le pays a accepté de changer les caméras de surveillance hors d'usage d'un de ses sites nucléaires, elle n'autorisera le visionnage de leurs images que quand les sanctions internationales seront levées. Surveiller le programme nucléaire est pourtant essentiel pour revenir à un accord affirme Rafael Mariano Grossi, le directeur général de l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique :

"Lorsque l'Iran et l'AIEA seront d'accord, nous aurons accès à ces informations. La condition préalable ou l'hypothèse sur laquelle cet accord a été signé était que cela se produirait lorsqu'il y aurait un accord, et je suppose que l'accord viendra lorsque les sanctions seront levées, mais c'est à d'autres de décider."

Quatre caméras de surveillance de l'AIEA, chargée de surveiller le programme nucléaire iranien, sont hors d'usage depuis juin sur le site Tesa, qui fabrique des centrifugeuses à l'ouest de Téhéran, après un "sabotage" attribué par Téhéran à Israël.

L'accord conclu en 2015 prévoyait la levée des sanctions internationales en échange du gel du programme nucléaire iranien. Mais en se retirant de l'accord en 2018, l'Amérique de Donald Trump a réimposé et durci les sanctions contre Téhéran.

Des pourparlers se tiennent actuellement à Vienne pour tenter de le ressusciter mais elles sont au point mort. 

Le principal journal ultra-conservateur iranien Keyhan a lui critiqué jeudi le remplacement des caméras. "En autorisant le remplacement des caméras endommagées, l'Iran a fait un cadeau à ceux qui l'ont mis sous pression", a écrit le quotidien.

"Le récent accord avec l'AIEA représente une concession discutable car il n'y aucune garantie que les sanctions seront définitivement levées", relève le journal.