This content is not available in your region

Omicron fait le bonheur des autotests de la société strasbourgeoise Byosinex

Access to the comments Discussion
Par Laurence Alexandrowicz
euronews_icons_loading
Les salariés emballent les autotests de la société Biosynex, près de Strasbourg
Les salariés emballent les autotests de la société Biosynex, près de Strasbourg   -   Tous droits réservés  AFP

C'est comme dans une ruche, qui ne cesse de grossir. Nous sommes dans la banlieue de Strasbourg, chez Biosynex, le leader français des autotests. 200 intérimaires ont été embauchés pour répondre à la demande fulgurante, ils sont installés sous une grande tente, il a fallu faire de la place...

Face à la crise sanitaire, l'entreprise a changé de dimension, passant de 140 à 240 salariés. Le chiffre d'affaires, lui, a bondi de 34 millions d'euros en 2019 à 225 millions au premier semestre 2021.

Sur des planches de bois posées à la hâte sur des palettes, entre 300 000 et 500 000 tests sont emballés chaque jour, destinés aux pharmacies et aux particuliers, pour les marchés français et européen. Il y en a même qui partiront en Malaisie.

20 millions de tests produits en janvier

L'entreprise prévoit de produire 20 millions de tests en janvier, dont 10 millions pour la France.

"Clairement, la demande est quand même beaucoup plus importante qu'au début d'année, puisque l'autotest s'est quand même généralisé et a eu une certaine portée auprès du grand public qu'on n'avait pas forcément à ces mêmes niveaux en avril-mai, constate Gaël Levy, directeur industriel. Le test TROD (Test Rapide d'Orientation Diagnostique, ndlr) continue, lui, à être très fortement demandé. En plus, avec la mise en place du pass sanitaire dans l'ensemble des pays européens, ces demandes ont naturellement augmenté. Et là, pour les fêtes de fin d'année, elles ont explosé ! "

Pour quelques jours encore, ces tests sont fabriqués avec des composants importés d'Asie, notamment la bandelette qui se colore en cas de détection du virus. Mais l'entreprise prévoit de produire un test "100% français" dès février.