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Chili : le président élu critique l'attribution de lots d'extraction de lithium à deux sociétés

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Par Euronews  avec AFP
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L'usine de traitement de la mine de lithium dans le désert d'Atacama, Chili, photo du 26 décembre 2016
L'usine de traitement de la mine de lithium dans le désert d'Atacama, Chili, photo du 26 décembre 2016   -   Tous droits réservés  AFP PHOTO / SQM

Fraîchement élu mais pas encore entré en fonction, le nouveau président chilien de gauche Gabriel Boric a critiqué l'attribution à deux sociétés, l'une chinoise, l'autre chilienne, de contrats d'exploration et d'extraction de lithium pour 121 millions de dollars.

Détenteur de 57% des réserves mondiales de lithium selon le cabinet Statista, le Chili a perdu sa place de premier producteur mondial en 2017, au profit de l'Australie.

Ces nouveaux contrats vont "accroître le dynamisme de l'industrie locale du lithium afin que le Chili puisse retrouver sa place sur la scène mondiale" s'est félicité le ministère des Mines dans un communiqué.

La Commission chilienne de cuivre (Cochilco) estime que la demande mondiale de ce métal va augmenter de 21% d'ici 2030, dopée par l'industrie automobile dont les besoins en batterie électriques vont fortement croître. L'agence internationale de l'énergie table sur une hausse de 42% d'ici 2040.

Un appel d'offres controversé

L'appel d'offres avait suscité la controverse car il a été lancé deux mois avant la présidentielle de décembre 2021. Malgré les demandes des organisations environnementales et de l'opposition parlementaire d'interrompre le processus d'attribution, l'exécutif sortant dirigé par le conservateur Sebastián Piñera est resté sourd à ces requêtes.

L'attribution a même été annoncée avec deux jours d'avance. "Ils en ont le droit" a réagi le président élu Gabriel Boris, "mais je pense que c'est une mauvaise décision" a-t-il ajouté.

Plaidant durant sa campagne pour la création d'une société étatique d'extraction du lithium respectant les communautés et l'entretien des salines, Gabriel Boric qui prendra officiellement ses fonctions le 11 mars, a critiqué ces attributions, assurant vouloir examiner l'appel d'offres avec ses équipes.

"Nous allons revoir (la décision) en temps voulu avec nos collaborateurs" a-t-il annoncé lors d'une conférence de presse mercredi à Santiago.

En vertu de cet appel d'offres, l'entreprise chinoise chinoise BYD Chile SpA et la chilienne chilienne Servicios y Operaciones Mineras del Norte S.A doivent pouvoir procéder à sept ans d'exploration, puis vingt ans supplémentaires d'exploitation de 80 000 tonnes de lithium chacune, soit 1,8% des réserves connues au Chili.

Trois autres lots mis en concurrence n'ont pas été attribués car les offres ont été considérées insuffisantes.