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Mangroves, faucons et dromadaires : le Qatar protège sa nature et ses traditions

Par Miranda Atty & Scheherazade Gaffoor
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De la protection de sa faune sauvage à la préservation des compétitions de fauconnerie et de courses de dromadaires, le Qatar entend préserver sa nature comme ses mangroves, mais aussi ses traditions centenaires.

L'art de la fauconnerie entre dans la modernité

Chaque année, le décor désertique du Qatar accueille le Festival international de fauconnerie. Il s'agit de l'un des plus grands événements dédiés à cette pratique dans la région. Connu sous le nom de Marmi, cet événement se tient dans la fraîcheur des mois d'hiver. Des centaines de fauconniers de toute la région s'y retrouvent depuis 13 ans pour s'adonner à ce sport aux origines centenaires. Il est organisé par l'association Al-Gannas.

"Depuis 2008, nous sommes au service des fauconniers du Qatar. Nous travaillons sur de grands projets dont le plus important concerne le génome des faucons," explique son président Ali bin Khatam Al Mahshadi. "Nous menons aussi une campagne pour relâcher les faucons dans la nature," ajoute-t-il. "Au Qatar, la fauconnerie est un patrimoine humain, intangible," fait-il remarquer.

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Les compétitions de fauconnerie comportent une catégorie pour les enfants de 6 à 10 ansScheherazade Gaffoor

Les compétitions reposent sur la vitesse et la beauté des rapaces. À la clé pour les vainqueurs : des prix en argent et un véhicule adapté pour le désert. L'un des objectifs de l'événement est de transmettre cette tradition aux jeunes générations.

Dans la catégorie enfants de 6 à 10 ans, c'est le jeune Thani Mohammed Al Kubaisi qui s'est imposé, décrochant un prix de près de 5000 euros.

Les propriétaires tissent un lien particulier avec leur faucon et veillent sur leur santé pendant les épreuves. Pendant le reste de l'année, ils peuvent emmener leurs chères créatures dans l'hôpital spécialisé de Souq Waqif situé au cœur de Doha qui dispose de nombreux équipements dédiés aux soins apportés aux faucons.

Préservation des mangroves

Protéger la vie sauvage est l'un des principaux objectifs du Qatar qui veut aller vers un avenir plus durable. Le pays abrite plusieurs réserves naturelles qui servent de refuges aux oiseaux, aux plantes et à une grande diversité d'espèces animales.

L'une des personnes les plus influentes en matière de préservation sur place, c'est Saif Ali Al-Hajari, un défenseur de l'environnement de premier plan qui est le fondateur et président des Amis du Centre de l'Environnement. Il souligne l'importance de la régénération des mangroves dans le pays :"Elles représentent une zone magnifique dans cette région, elles produisent de l'oxygène, capturent le CO2 et aujourd'hui, on y trouve de nombreux animaux dont des renards des sables ici, mais aussi des oiseaux et des insectes et nous avons une vie marine riche aux alentours."

Saif Ali Al-Hajari organise des ateliers qui s'adressent spécifiquement aux enfants qui selon lui, "font partie du système en quelque sorte. Ils sont heureux de voir qu'on leur donne l'occasion de partager leurs idées avec d'autres enfants, mais aussi de poser des questions, faire des recherches, prendre des photos et profiter de la nature parce que ce sont eux qui représentent l'avenir de la protection de l'environnement," fait-il remarquer.

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Saif Ali Al-Hajari souligne l'importance de la collaboration entre ONG, gouvernement et secteur privé au Qatar dans la protection de la natureeuronews

Des dromadaires admirés pour leur beauté et leur vélocité

L'attachement des Qataris aux dromadaires remonte à l'époque des Bédouins quand ces animaux représentaient non seulement un mode de transport vital, mais aussi un symbole de richesse. Ils font l'objet des soins les plus attentifs. Souvent, on les abrite du soleil et les nourrit de lait, de blé, de miel et de dattes avant une compétition importante.

Lors du Festival des dromadaires du Qatar, le concours annuel de beauté dédié à ces animaux, ils sont jugés selon la brillance de leurs poils, la longueur et la largeur de leur cou, la proportion de leur tête par rapport à leur corps, ainsi que la grosseur de leurs lèvres et la longueur de leurs cils, et enfin, la forme et l'emplacement de leur bosse.

Et alors que le montant des récompenses s'envole jusqu'à plus de 350.000 euros, ce concours a été créé à l'origine pour perpétuer les traditions comme l'explique Mohammed Ali Salaan Almarri, responsable médias du Festival. Il indique que l'événement "fait connaître la culture qatarie, mais aussi découvrir aux jeunes, cette culture ancienne et enracinée dans le pays."

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L'attachement des Qataris aux dromadaires remonte à l'époque des Bédouinsiloveqatar.net

Et il n'y a pas que la beauté des dromadaires qui suscite l'admiration. Lors du Festival de courses de dromadaires sur piste, c'est le plus rapide qui est sacré champion. Les dromadaires sont montés par des robots jockeys accrochés sur leur dos et contrôlés à distance par leurs propriétaires qui suivent la course en longeant le circuit à bord de leur 4x4.

Si lors des courses de dromadaires, pour les propriétaires, les gains peuvent atteindre des sommets, pour les amateurs, le spectacle est lui aussi à la hauteur.