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Ukraine : l'offensive russe s'intensifie au 7e jour de guerre

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Par Euronews avec AFP
Une vue de la place à l'extérieur de l'hôtel de ville local endommagé de Kharkiv le 1er mars 2022, détruit à la suite du bombardement des troupes russes.
Une vue de la place à l'extérieur de l'hôtel de ville local endommagé de Kharkiv le 1er mars 2022, détruit à la suite du bombardement des troupes russes.   -   Tous droits réservés  SERGEY BOBOK/AFP or licensors

La pression reste forte sur les principales villes du pays. Au septième jour de l'invasion russe, l'armée ukrainienne a fait état du débarquement dans la nuit de mardi à mercredi de troupes aéroportées russes à Kharviv, la deuxième ville du pays. Le point sur les derniers développements dans la guerre en Ukraine.

"Des troupes aéroportées russes ont débarqué à Kharkiv (...) et attaqué un hôpital" local, ont déclaré les forces armées ukrainiennes dans un communiqué sur Telegram. "Un combat est en cours entre les envahisseurs et les Ukrainiens", selon le communiqué.

Selon Anton Guerachtchenko, conseiller du ministre de l'Intérieur ukrainien, un incendie s'est déclaré mercredi dans la caserne d'une école de pilotage à Kharkiv après une frappe aérienne.

"Pratiquement, il ne reste plus de telle zone à Kharkiv où un obus d'artillerie n'a pas encore frappé", a-t-il affirmé, cité dans un communiqué sur Telegram.

Kharkiv, ville de 1,4 million d'habitants proche de la frontière avec la Russie, avait été visée par plusieurs bombardements mardi, qui ont fait au moins dix morts et plus de 20 blessés selon les autorités locales.

Kiev sous la menace

A Kiev, l'armée russe a appelé les civils vivant près d'infrastructures des services de sécurité à évacuer, disant vouloir s'en prendre à elles pour faire cesser "les attaques informatiques contre la Russie".

Le futur assaut russe sur Kiev fait redouter un nombre considérable de victimes dans cette métropole comptant, en temps normal, près de trois millions d'habitants et dotée d'un riche patrimoine historique.

Mardi, cinq personnes sont mortes dans la capitale lorsque la tour de télévision a été prise pour cible en fin d'après-midi. Mais la plupart des chaînes ukrainiennes ont repris rapidement leur diffusion.

Des photos de la société américaine d'imagerie satellitaire Maxar montrent un convoi russe s'étirant sur des dizaines de kilomètres et se dirigeant vers la capitale.

"Nous avons le sentiment général que le mouvement de l'armée russe (...) vers Kiev est au point mort à ce stade", a toutefois dit un responsable du ministère américain de la Défense, évoquant la résistance ukrainienne mais aussi des problèmes "logistiques", d'approvisionnement en nourriture et carburant.

Les forces russes semblent en revanche avoir progressé dans le sud de l'Ukraine, sur les rives de la mer d'Azov.

Dans le port de Marioupol, "tous les quartiers" sont bombardés, a dit le gouverneur régional, évoquant un nombre indéterminé de morts.

Le ministère russe de la Défense a affirmé que ses troupes progressant sur la côte à partir de la Crimée avaient rejoint celles du territoire séparatiste pro-russe de Donetsk, leur donnant une continuité territoriale stratégique -- une information invérifiable dans l'immédiat.

L'Ukraine redoute une attaque du Bélarus

"Les troupes bélarusses ont été mises en état d'alerte et se trouvent dans les zones de concentration les plus proches de la frontière de l'Ukraine", a affirmé le ministère ukrainien dans un communiqué sur Facebook.

Au cours de la journée de mardi, le renseignement ukrainien a constaté une "activité importante" des avions dans la zone frontalière, et des convois de véhicules transportant des vivres et des munitions y ont été observés, indique le communiqué.

Au vu de ces mouvements, le Bélarus "pourrait probablement soutenir dans l'avenir les envahisseurs russes dans la guerre russo-ukrainienne", a mis en garde le ministère. Des "attaques aux missiles contre des cibles militaires et civiles" en Ukraine sont "systématiquement" lancées du territoire biélorusse depuis le début de l'invasion russe le 24 février, a-t-il ajouté.

Mardi, le président du Bélarus, Alexandre Loukachenko avait pourtant indiqué à l'agence de presse nationale Belta que son pays n'avait pas l'intention de s'associer à l'opération militaire russe en Ukraine.