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Une centrale nucléaire bombardée en Ukraine

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Par Euronews  avec AFP
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Une centrale nucléaire bombardée en Ukraine
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La plus grande centrale nucléaire ukrainienne, avec ses six réacteurs, a été visée par des bombardements russes cette nuit. Le feu a pris dans un bâtiment et un laboratoire, il est maintenant éteint, d'après les autorités. Par chance, les réacteurs n'ont pas été touchés.

La Président ukrainien Volodymyr Zelensky dénonce la "terreur nucléaire" instaurée par Moscou. "Maintenant, l'Europe doit se réveiller. La plus grande centrale nucléaire européenne est en feu. En ce moment-même. Les tanks russes ciblent des unités nucléaires. Et ils ont des viseurs thermiques, donc ils savent sur quoi ils tirent, ils l'ont préparé."

Maintenant, l'Europe doit se réveiller !
Volodymyr Zelensky
Président de l'Ukraine

Les villes ciblées

Dans de nombreuses villes du pays, les sirènes ont encore retenti dans la nuit, pour prévenir la population des raids aériens.

Les chars et les véhicules militaires russes poursuivent leur avancée vers la capitale ukrainienne ; ils sont à quelques dizaines de kilomètres de Kyiv.

Beaucoup de villes sont encerclées par les forces russes et plusieurs responsables occidentaux craignent des sièges de longue durée, avec des conséquences dramatiques pour les habitants.Hier, le Ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, disait "craindre une logique de siège", à laquelle "les Russes sont habitués." Le chef de la diplomatie a rappelé les cas d'Alep, en Syrie, et de Grozny, en Tchétchénie.

Jeudi, 33 civils ont été tués dans des bombardements à Chernihiv, au Nord-Est de Kyiv. Selon le gouverneur local, les avions ont visé des habitations, deux écoles et un réservoir d'essence.

A Kyiv, les pompiers sont aussi très mobilisés... ils luttent contre de nombreux incendies, des bâtiments, des entrepôts.

Crise humanitaire

Lors de leurs pourparlers hier, les gouvernements russes et ukrainiens ont convenu de l'organisation de couloirs humanitaires pour permettre aux civils de fuir les zones de combat.

Dans les villes passées sous contrôle russe, comme Kherson, au Sud du pays sur la mer Noire, les problèmes de ravitaillement commencent et les queues s'allongent pour pouvoir acheter du pain.

L'OTAN en alerte

Les pays de l'OTAN renforcent leur présence dans les pays limitrophes à l'Ukraine : les troupes américaines arrivent en Pologne, les premiers militaires français sont arrivés en Roumanie. Ils devraient être 550, dans quelques jours, près de la mer Noire. Le Président français Emmanuel Macron, qui s'est entretenu hier avec son homologue russe Vladimir Poutine, l'a dit "très déterminé" et annonce que "le pire est à venir".