Procès de l'assassinat de Rafic Hariri : deux membres présumés du Hezbollah reconnus coupables

A g. : Portrait de Rafic Hariri à Beyrouth (le 15/01/2014) / A dr. : Ouverture du procès au Tribunal spécial pour le Liban près de La Haye (le 13/06/2012)
A g. : Portrait de Rafic Hariri à Beyrouth (le 15/01/2014) / A dr. : Ouverture du procès au Tribunal spécial pour le Liban près de La Haye (le 13/06/2012) Tous droits réservés AP Photo
Par euronews avec AFP, AP
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Le Tribunal spécial des Nations Unies pour le Liban a jugé coupables en appel, deux membres présumés du Hezbollah pour leur rôle dans l'assassinat de Rafic Hariri en 2005.

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Le Tribunal spécial des Nations Unies pour le Liban (TSL) a jugé coupables en appel, deux membres présumés du Hezbollah pour leur rôle dans l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri.

"La chambre a décidé à l'unanimité d'annuler les acquittements de M. Merhi et M. Oneissi. Nous déclarons à l'unanimité M. Merhi et M. Oneissi coupables", a déclaré Ivana Hrdlickova, juge présidente du TSL.

Les faits remontent à février 2005. Rafic Hariri, qui fut le Premier ministre libanais jusqu'à sa démission en octobre 2004, a été tué lorsqu'un kamikaze a fait sauter une camionnette remplie d'explosifs au passage de son convoi blindé à Beyrouth, tuant 21 autres personnes et faisant 226 blessés.

Le suspect N°1, également membre du Hezbollah, Salim Ayyash, a déjà été condamné à la perpétuité par ce tribunal en 2020.

Les personnes poursuivies et jugées dans ce procès-fleuve, le sont par contumace, le Hezbollah refuse de les remettre à la justice internationale.

En premier instance, les deux hommes avaient été acquittés, faute de preuve. L'accusation avait fait appel.

Dans un communiqué, la Chambre d'appel a déclaré avoir "conclu que la Chambre de première instance avait commis des erreurs de droit invalidant le jugement et des erreurs de fait ayant entraîné un déni de justice".

Le dossier montre un nombre important d'échanges avec différents téléphones portables utilisés par les accusés dans les heures qui ont suivi l'assassinat de M. Hariri, a déclaré la juge présidente lors de la lecture de la décision.

Hussein Oneissi et Hassan Habib Merhi ont notamment été reconnus coupable de complot en vue de commettre un acte de terrorisme et de complicité d'homicide intentionnel. 

Le TSL doit encore déterminer la peine retenue contre eux.

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