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Guerre en Ukraine : nouvelles négociations russo-ukrainiennes prévues ce lundi

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Par euronews  avec AFP
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Une explosion dans un immeuble d'habitations à Marioupol, le 11 mars 2022
Une explosion dans un immeuble d'habitations à Marioupol, le 11 mars 2022   -   Tous droits réservés  Evgeniy Maloletka/

Dix-huit jours après le début de l'invasion de l'Ukraine, alors que l'ouest du pays fait face aux bombardements russes, la situation humanitaire de la ville de Marioupol inquiète les ONG.

Assiégés depuis plusieurs jours par les troupes russes, les habitants de cette ville portuaire sont privés de nourriture, d'eau, d'électricité et de gaz.

Une session de négociations par visioconférence entre la Russie et l'Ukraine se tiendra lundi, a confirmé dimanche soir Mykhaïlo Podoliak, un négociateur et conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Voici les informations à retenir de ce dimanche 13 mars :

Nouvelles négociations russo-ukrainiennes

Une session de négociations par visioconférence entre la Russie et l'Ukraine se tiendra lundi, a confirmé un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Un négociateur russe a évoqué dimanche des "progrès significatifs", Kyiv indiquant de son côté que Moscou avait cessé de lancer "des ultimatums" et commençait à "écouter attentivement nos propositions".

Depuis le début de l'offensive russe, trois tours de pourparlers ont eu lieu au Bélarus. Ils étaient focalisés sur la création de couloirs humanitaires pour les civils.

Plus de 2 100 morts à Marioupol

Plus de 2 100 habitants de Marioupol ont été tués depuis le début de l'offensive russe, a affirmé dimanche la mairie de la ville.

"Les occupants frappent cyniquement et délibérément des bâtiments résidentiels, des zones densément peuplées, détruisent des hôpitaux pour enfants et infrastructures urbaines", a dénoncé la mairie de cette cité stratégique située entre la Crimée et le Donbass.

"En 24 heures, nous avons connu 22 bombardements d'une ville paisible. Environ 100 bombes ont déjà été larguées sur Marioupol", a dit le maire.

La Croix-Rouge craint un "scénario du pire"

Faute d'un accord humanitaire urgent, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a mis en garde dimanche contre "un scénario du pire" à Marioupol.

"L'histoire jugera avec horreur ce qui est en train de se passer dans cette ville si aucun accord n'est trouvé le plus vite possible entre les parties", insiste le CICR.

Plusieurs tentatives d'acheminer de l'aide humanitaire ont échoué : un nouveau convoi accompagné par des prêtres orthodoxes avec 100 tonnes d'eau, de nourriture et de médicaments a fait demi-tour dimanche après-midi.

Volodymyr Zelensky : "environ 125 000 civils ukrainiens ont été évacués"

Dans une nouvelle vidéo dimanche, le président ukrainien a affirmé que près de 125 000 civils avaient déjà été évacués via les couloirs mis en place depuis les zones de combat.

"Près de 125 000 civils ont déjà été évacués via les couloirs humanitaires mis en place depuis les zones de combat. La tâche clé aujourd'hui est Marioupol. Notre cargaison humanitaire est à deux heures de la ville, avec seulement 80 kilomètres restant à parcourir. Nous faisons tout pour contrer les occupants qui bloquent son passage. Des prêtres accompagnent ce convoi qui comprend de la nourriture, de l'eau et des médicaments. Il y a 100 tonnes de produits de première nécessité", a expliqué le président ukrainien.

Les forces russes tentent d'encercler Kyiv

Les troupes russes cernent de plus en plus Kyiv : présentes dans les faubourgs, elles cherchent à éliminer les défenses à l'ouest et au nord de la capitale, après avoir détruit samedi l'aéroport avoisinant de Vassylkiv, selon les Ukrainiens.

Dans le sud, au moins onze personnes ont été tuées dans des frappes russes sur la ville portuaire de Mykolaïv, proche d'Odessa, selon les Ukrainiens.

Dans l'Ouest, une "frappe" a visé tôt dans la matinée l'aéroport d'Ivano-Frankivsk situé à une centaine de kilomètres au sud de Lviv, selon le maire de la ville.

Un journaliste américain tué, un autre blessé

Un journaliste américain a été tué et un autre blessé par balles dimanche à Irpin, dans la banlieue nord-ouest de Kyiv, théâtre de violents combats depuis plusieurs jours.

Brent Renaud, photographe et réalisateur indépendant de 50 ans, est le premier journaliste étranger à être tué depuis le début de l'offensive russe. Un journaliste ukrainien était mort dans le bombardement russe de la tour de télévision de Kyiv.

Les autorités ukrainiennes ont rapidement accusé les Russes d'avoir tiré sur les journalistes, mais l'origine des tirs était difficile à établir dans l'immédiat.

Des "mercenaires étrangers" tués par Moscou

L'armée russe affirme avoir tué "jusqu'à 180 mercenaires étrangers" lors de frappes contre la base militaire de Yavoriv, à une vingtaine de km de la frontière avec la Pologne, pays membre de l'Otan.

Cette base accueille une partie de l'aide militaire étrangère depuis l'invasion russe. Ces dernières années, elle a servi de terrain d'entraînement aux forces ukrainiennes sous l'encadrement d'instructeurs étrangers, notamment américains et canadiens.

Les frappes russes, selon le gouverneur de la région, ont été menées depuis les mers Noire et d'Azov et ont fait 35 morts et 134 blessés.

Plus de 800 manifestants arrêtés en Russie

Plus de 800 personnes ont été arrêtées dimanche lors de manifestations dans 37 villes russes contre l'invasion russe, selon une ONG spécialisée dans le suivi des manifestations.

Un deuxième maire enlevé

Un maire ukrainien a été enlevé dimanche par des soldats russes dans le sud du pays, deux jours après le kidnapping d'un autre maire.

Le gouverneur de la région de Zaporojia (sud) a affirmé que l'armée russe avait capturé le maire de Dniproroudné, après avoir enlevé celui de Melitopol située à 80 km au sud de Dniproroudné.

Près de 2,7 millions de réfugiés

Ces dernières 24 heures, quelque 100 000 personnes ont rejoint les rangs des réfugiés, portant leur nombre à 2 698 280, selon un décompte publié dimanche par le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU.