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Pakistan : Imran Khan sauve de justesse mais temporairement sa place de Premier ministre

Imran Khan fait face à sa plus grave crise politique depuis son élection en 2018.
Imran Khan fait face à sa plus grave crise politique depuis son élection en 2018. Tous droits réservés Photo : K.M. Chaudary (Copyright 2018 The Associated Press. All rights reserved.)
Tous droits réservés Photo : K.M. Chaudary (Copyright 2018 The Associated Press. All rights reserved.)
Par Euronews avec AFP
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Imran Khan est parvenu a obtenir la dissolution du parlement et la convocation d'élections législatives anticipées d'ici juillet après avoir échappé dimanche à une motion de censure déposée par l'opposition.

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Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a obtenu dimanche la dissolution du parlement et la convocation d'élections anticipées dans les trois mois, après avoir échappé à une motion de censure de l'opposition pour le renverser.

Un coup de théâtre permis par le vice-président de l'Assemblée nationale

Ce coup de théâtre survient alors qu'Imran Khan avait perdu il y a quelques jours la majorité parlementaire nécessaire pour surmonter la motion de censure déposée par l'opposition qui l'accuse de mauvaise gestion économique et de maladresses en politique étrangère.

Mais dimanche, à l'ouverture de la séance au cours de laquelle cette motion devait être examinée, le vice-président de l'Assemblée nationale, Qasim Suri, un fidèle de M. Khan, a créé la surprise en annonçant qu'il refusait de la soumettre au vote, la jugeant "contraire à la constitution".

La nouvelle a été accueillie avec rage et stupéfaction par les députés d'opposition, dont beaucoup ont refusé de quitter l'hémicycle.

"On se souviendra de cette date comme celle d'un jour noir dans l'histoire constitutionnelle du Pakistan", a déploré Shehbaz Sharif, le chef de la Ligue musulmane du Pakistan (PML-N), le favori pour remplacer Imran Khan en cas de succès de la motion de censure.

Dans un discours à la télévision d'Etat prononcé quelques minutes après avoir sauvé son fauteuil, Imran Khan a dénoncé les "ingérences étrangères" à l'origine, selon lui, des tentatives pour le chasser du pouvoir et annoncé qu'il demandait au président du Pakistan de dissoudre l'Assemblée nationale.

La Cour suprême du Pakistan doit encore entendre lundi les arguments relatifs à la dissolution du Parlement par le président.

Le premier ministre accuse les États-Unis

Imran Khan a accusé dimanche les États-Unis de vouloir "changer le régime" au Pakistan en raison de son refus de s'aligner sur les positions de Washington concernant la Russie et la Chine. "Cette trahison se déroulait sous les yeux de tout le pays, les traîtres étaient assis là et planifiaient leur complot", a-t-il lancé en référence à l'opposition.

Accusé par ses détracteurs de mauvaise gestion économique (inflation galopante, roupie faible et dette écrasante), et de maladresses en politique étrangère, Imran Khan, 69 ans, surmonte ainsi, du moins pour le moment, sa plus grave crise politique depuis son élection en 2018.

Depuis l'indépendance en 1947, le Pakistan a connu quatre putschs militaires réussis et au moins autant de tentatives de coups d'Etat, et le pays a passé plus de trois décennies sous le régime de l'armée.

Aucun Premier ministre pakistanais n'est jamais allé jusqu'au bout de son mandat.

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