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Ukraine : des dizaines de civils évacués de l'aciérie d'Azovstal

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Par Euronews  avec AFP
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L'aciérie d'Azovstal, dernière poche de résistance ukrainienne à Marioupol.
L'aciérie d'Azovstal, dernière poche de résistance ukrainienne à Marioupol.   -   Tous droits réservés  Dmitry Lovetsky/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved.

La fin du calvaire pour certains des civils bloqués dans l'usine d'Azvostal, à Marioupol en Ukraine. Cette aciérie est la dernière poche de résistance ukrainienne dans la ville, contrôlée par l'armée russe.

Menée par l'ONU et le Comité international de la Croix-Rouge et en coordination avec les autorités ukrainiennes et russes, l'opération a permis l'évacuation de 100 personnes. Comme l'a indiqué le président ukrainien sur twitter, le groupe se dirige vers Zaporijjia, une ville en territoire contrôlé par l'Ukraine. Les équipes travaillent désormais avec l'ONU à l'évacuation d'autres civils de la centrale, selon Volodymyr Zelensky. 

Le ministère russe de la Défense a quant à lui assuré que "grâce à l'initiative du président russe Vladimir Poutine, 80 civils, dont des femmes et des enfants, détenus par des nationalistes ukrainiens, ont été secourus du territoire de l'usine d'Azovstal à Marioupol (...), évacués vers le village de Bezimennoïé dans la République populaire de Donetsk (sous contrôle russe, ndlr), où ils ont reçu un logement, de la nourriture et l'assistance médicale nécessaire".

"Les civils (...) qui souhaitaient partir vers les zones contrôlées par le régime de Kiev ont été transférés à des représentants de l'ONU et du Comité international de la Croix-Rouge", a ajouté le ministère.

On estime qu'environ 1000 civils et 2000 soldats ukrainiens sont retranchés dans l'aciérie d'Azovstal. 100 000 civils se trouveraient par ailleurs dans la ville de Marioupol, soumise à un blocus. 

Des bus avec la lettre Z

Une vidéo diffusée par le ministère de la Défense russe montre un convoi de voitures et de bus roulant dans le noir, ornés de la lettre "Z", symbole des forces armées russes dans ce conflit.

L'ONU a confirmé "une opération d'évacuation" en cours. Celle-ci a été lancée "en coordination avec le CICR et les parties au conflit", a indiqué Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires. Il a souligné ne pouvoir donner d'autre détail pour des raisons de sécurité.

Des milliers de civils avaient pu quitter depuis le début de la guerre le 24 février Marioupol, ville portuaire peuplée avant la guerre d'un demi-million d'habitants et désormais sous contrôle russe après des semaines de bombardements qui l'on presqu'entièrement détruite et on fait au moins 20 000 morts, selon les Ukrainiens.

Mais c'est la première fois, après de multiples tentatives avortées malgré l'intercession de responsables étrangers et du pape François, que des civils retranchés dans le complexe d'Azovstal, dernière poche de résistance ukrainienne écrasée sous les bombes russes, peuvent en sortir.

Nancy Pelosi en Ukraine

Plus tôt dans la journée, la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, a rencontré Volodymyr Zelensky au cours d'une visite surprise à Kyiv. Elle a rappelé le soutien sans faille de son pays à l'Ukraine dans la lutte contre l'invasion russe.  "Il ne faut pas se laisser intimider par les brutes. S'ils font des menaces, il ne faut pas reculer. C'est comme ça que je vois les choses. Nous sommes là pour combattre, et il faut pas céder face à une brute", a déclaré la présidente de la Chambre des représentants lors d'une conférence de presse. 

Cette visite intervenait une semaine après le déplacement à Kiev du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken et du ministre de la Défense Lloyd Austin, qui avaient annoncé une aide supplémentaire de plus de 700 millions de dollars.

Les Russes pour leur part ont célébré la fête des travailleurs en ce dimanche 1er mai, comme à Moscou. Le dirigeant du parti communiste Guennadi Ziouganov a exhorté les travailleurs à soutenir les efforts de l'armée russe pour "défendre les habitants du Donbass", selon ses mots.