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Les associations dénoncent un traitement différent des réfugiés afghans et ukrainiens

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Par Laurence Alexandrowicz
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Evacuation de migrants afghans à Pantin
Evacuation de migrants afghans à Pantin   -   Tous droits réservés  AFP

Depuis cinq mois, ils vivaient dans un camp de fortune sur un parking à Pantin, en banlieue parisienne. Un campement insalubre, dans des conditions indignes dénoncent les associations. Ce mercredi matin, les forces de l'ordre françaises les ont évacués vers des centres d'hébergement. Les destinations exactes de ces 300 à 500 migrants n'étaient pas connues à ce stade. Mohamed Daoud, qui a fui l'Afghanistan, est soulagé :

"Ici nous n'avons rien, pas d'aide sociale, donc c'est bien pour nous si la police nous emmène et nous donne un toit, quelque chose... C'est bien pour nous".

Un homme suit de près l'évacuation. C'est Philippe Caro, qui filme la scène avec son téléphone. Pendant des semaines, ce bénévole du collectif Solidarité Migrants Wilson a fourni avec d'autres riverains de l'aide, dont des repas, à ces exilés. Il regrette la différence de traitement : 

"Ce qu'il faut, c'est pour tous les exilés et réfugiés, ici vous avez surtout des Afghans derrière nous, un pays en guerre, où il y a les talibans, où ils ne peuvent pas rentrer. Ce qu'il faut, c'est le même traitement pour tout le monde, et notamment le traitement donné aux réfugiés ukrainiens, qui est plutôt bon."

En 2021 dans l'Hexagone, ce sont les réfugiés d'Afghanistan qui ont le plus déposé de premières demandes d'asile, 62% des dossiers. Cette année là la France a délivré au total plus de 733 000 visas à des migrants essentiellement venus du Maghreb.