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Attentat raciste de Buffalo : Joe Biden dénonce le "poison du suprémacisme blanc"

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Par euronews
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Jill Biden et son époux Joe Biden
Jill Biden et son époux Joe Biden   -   Tous droits réservés  AP Photo

Le président américain Joe Biden et son épouse Jill étaient à Buffalo ce mardi pour rendre hommage aux victimes de l'attentat raciste survenu samedi dernier. Le couple s'est arrêté auprès d'un mémorial improvisé, sur les lieux de la tuerie qui a fait au moins dix morts et 3 blessés.

Dans un discours prononcé dans un centre communautaire situé à proximité, le président américain a dénoncé avec véhémence l'idéologie du suprémacisme blanc et condamné ceux qui la répandent. Le dirigeant américain a également une nouvelle fois appelé à réguler les armes à feu.

"Jill et moi vous apportons ce message du plus profond de l'âme de notre nation. Aux Etats-Unis, le mal ne gagnera pas, je vous le promets. La haine ne triomphera pas, et les suprémacistes blancs n'auront pas le dernier mot", a dit le président américain.

Du "terrorisme", selon Joe Biden

Payton Gendron, homme blanc de 18 ans et adepte de théories complotistes telles que celle du "grand remplacement", a commis un massacre au fusil d'assaut samedi. Du "terrorisme", selon Joe Biden.

Evoquant cette thèse raciste, Joe Biden a asséné: "J'appelle tous les Américains à rejeter ce mensonge et je condamne tous ceux qui le répandent pour gagner du pouvoir, des voix, de l'argent".

La thèse aux origines néo-nazies du "grand remplacement" prétend que des vagues d'immigration, orchestrées par les élites politiques, vont peu à peu "remplacer" la population blanche.

"Le racisme est une réalité en Amérique, depuis toujours"

Le démocrate de 79 ans a ajouté : "Vous avez des personnes à la télévision qui parlent de la théorie du grand remplacement, qui font paniquer les gens"

Il n'a toutefois pas mentionné le nom qui revient le plus souvent depuis samedi dans les commentaires sur le massacre, celui de Tucker Carlson, vedette de la chaîne Fox News et figure de la droite radicale.

La vice-présidente Kamala Harris, lors du même événement, a déclaré: "Le racisme est une réalité en Amérique. Depuis toujours."

"Nous avons eu dans notre pays des personnes à des positions de pouvoir incroyables qui s'en sont prises à des boucs émissaires, des personnes avec les plus vastes tribunes qui ont répandu ce genre de haine", a dénoncé la première vice-présidente d'origine asiatique et afro-américaine.

Les Etats-Unis ont connu ces dernières années plusieurs tueries visant des Afro-Américains, des Juifs, des personnes d'origine latino-américaine.

200 fusillades de masse

Selon l'organisation Gun Violence Archive, depuis le début de l'année, les Etats-Unis ont connu en moyenne chaque semaine dix fusillades au cours desquelles quatre personnes au moins ont été blessées ou tuées.

Joe Biden a encore rappelé mardi qu'il avait décidé de se lancer dans la course à la Maison Blanche parce qu'il n'avait pas supporté de voir l'ultra-droite parader en août 2017 à Charlottesville (Virginie, sud).

Mais depuis son élection, il n'a pu que constater son impuissance à apaiser une Amérique minée par la haine raciale et ensanglantée par la violence par arme à feu.

Contraint par sa trop mince majorité parlementaire, confronté à des Etats conservateurs dotés de prérogatives étendues, limité par une Cour suprême désormais fermement ancrée à droite, Joe Biden a dû se contenter d'agir à la marge, par exemple en prenant des décrets sur des limitations marginales des armes à feu.