This content is not available in your region

Blé ukrainien : l'UE veut faciliter les exportations par route et par rail

Access to the comments Discussion
Par Stephane Hamalian  & Euronews  avec AFP
euronews_icons_loading
Le 12 avril 2022, des grains de blé à Beyrouth, Liban
Le 12 avril 2022, des grains de blé à Beyrouth, Liban   -   Tous droits réservés  Hussein Malla/Copyright 2022 The Associated Press. All right reserved

Ces agriculteurs ukrainiens produisent du blé, mais ne peuvent pas l'exporter. Avec l'invasion russe, et le blocage des ports ukrainiens de la mer Noire, impossible d'acheminer le blé à l'étranger.

Un réel problème car ces dernières années, 12 à 13% des exportations mondiales de blé venaient d'Ukraine.

Le prix de cette céréale incontournable a déjà augmenté, et a même atteint un record absolu lundi sur le marché européen, à près de 440 euros la tonne.

L'UE veut trouver des routes alternatives pour que l'Ukraine puisse exporter son blé

La guerre produit de l'inflation et le risque de pénurie est réel dans le monde, notamment dans les pays les plus fragiles.

L'Union européenne a annoncé la mise en place d'une stratégie pour contourner ces blocages logistiques, en exploitant les réseaux routiers et les voies ferrées, pour acheminer les céréales ukrainiennes.

"Nous sommes maintenant confrontés à un nouveau défi, plus économique, qui consiste à essayer d'aider les denrées alimentaires provenant d'Ukraine et de Moldavie à atteindre les marchés mondiaux auxquels elles sont destinées", explique la commissaire européenne aux transports Adina Valean.

"Nous voulons éviter toute pénurie dans d'autres parties du monde à cause de ces blocages de livraisons. C'est un immense défi logistique".

L'Allemagne est d'ailleurs en train d'adapter son réseau ferré pour lui permettre de transporter de grandes quantités de produits agricoles d'Ukraine vers des ports sûrs en mer du Nord et en mer Adriatique.

L'Inde suspend ses exportations, ce qui pourrait aggraver l'inflation et les pénuries

Avec cette crise du blé, certains pays ont décidé de cesser leurs exportations pour assurer leur propre sécurité alimentaire. C'est le cas de l'Inde, deuxième producteur mondial, qui s'était initialement engagée à fournir les pays dépendants de l'Ukraine.

Sur les marchés mondiaux, le choc est d'autant plus rude que l'Inde avait exporté 7 millions de tonnes en 2021 et tablait sur 10 millions cette année, apparaissant comme une des alternatives possibles au blé ukrainien.

Les Etats-Unis espèrent convaincre New Delhi de reprendre ses exportations. Le sujet est à l'ordre du jour de réunions ministérielles au siège de l'ONU à New York qui doivent se tenir ce mercredi. Le secrétaire d'Etat américain qui présidera une session du Conseil de sécurité doit y accueillir plusieurs ministres dont Vellamvelly Muraleedharan, ministre d'Etat indien pour les Affaires extérieures.

En plus du contexte géopolitique, les épisodes de sécheresse fortes, notamment dans le sud du bassin méditerranée, suscitent de l'inquiétude sur la production mondiale de blé.