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Après trois mois de guerre, l'économie russe lourdement impactée par les sanctions

L'enseigne d'un magasin McDonald's en Russie démontée.
L'enseigne d'un magasin McDonald's en Russie démontée. Tous droits réservés AP Photo
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Par Euronews
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"Il y a une réelle crainte que le chômage augmente pendant les mois d'été, qu'il y ait une forte baisse de la consommation, des ventes au détail et des investissements" estime Chris Weafer, analyste de l'économie russe chez Macro-Advisory.

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A l'instar de McDonald's le 16 mai dernier ou de Starbucks lundi, de nombreuses multinationales occidentales ont quitté ces dernières semaines la Russie, en conséquence de l'invasion de l'Ukraine. Ces départs, ainsi que le reste des lourdes sanctions économiques, impactent considérablement les ménages russes moyens.

Avec le départ des entreprises, ce sont des milliers d'emplois qui disparaissent. Il est également plus difficile pour les consommateurs de trouver certains produits dans les magasins.

"Si vous vous promenez dans les centres commerciaux de Moscou, vous pourrez constater que de nombreux magasins de vêtements, des marques occidentales bien sûr, ont baissé le rideau. Leurs étagères sont toujours pleines, les lumières sont allumées, mais ils ne sont pas ouverts. Ils ne se sont pas encore retirés, ils attendent de voir ce qui va se passer", explique Chris Weafer, analyste de l'économie russe chez Macro-Advisory.

Détérioration de l'économie

Le pays connaît ces derniers mois une très forte inflation. Elle a atteint 18% en avril, un nouveau record depuis 2002. Certains secteurs s'effondrent, comme le marché automobile. Les ventes de voitures neuves ont ainsi chuté de 80% en un an.

"Nous constatons actuellement une détérioration de l'économie dans un large éventail de secteurs", confirme Chris Weafer. "Les entreprises nous avertissent qu'elles sont en train d'épuiser leurs stocks de pièces détachées. Beaucoup d'entreprises ont mis leurs employés au chômage partiel et d'autres les avertissent qu'elles vont devoir fermer complètement. Il y a donc une réelle crainte que le chômage augmente pendant les mois d'été, qu'il y ait une forte baisse de la consommation, des ventes au détail et des investissements."

Malgré les déclarations de Vladimir Poutine, qui assure que l'Occident souffre plus des sanctions que la Russie, le pays devrait être impacté durablement. Comme l'a relevé le quotidien Les Echos, la banque centrale russe prévoit une chute du PIB de 8 % à 10 % cette année. Une baisse qui pourrait être bien plus conséquente si les prix du pétrole venaient à baisser.

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