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Blé ukrainien : Charles Michel provoque le départ du représentant russe du Conseil de sécurité

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Par Stephane Hamalian  & Euronews  avec AFP
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À gauche, Charles Michel, président du Conseil européen. À droite, Vassily nebenzia, représentant russe à l'ONU
À gauche, Charles Michel, président du Conseil européen. À droite, Vassily nebenzia, représentant russe à l'ONU   -   Tous droits réservés  AP

Le président du Conseil européen a accusé lundi la Russie d'être responsable de la crise alimentaire mondiale lors d'une séance du Conseil de sécurité de l'ONU, provoquant le départ de l'ambassadeur de Moscou.

"Je l'ai vu de mes propres yeux il y a quelques semaines à Odessa. Des millions de tonnes de céréales et de blé sont coincées dans des conteneurs à cause des navires de guerre russes en mer Noire et à cause de l'attaque de la Russie contre les infrastructures de transport" a lancé Charles Michel.

"La Russie est la seule responsable de cette crise alimentaire malgré la campagne de mensonges et de désinformation du Kremlin" a-t-il ajouté à Vassily Nebenzia.

"Vous pouvez quitter la pièce. Il est peut-être plus facile de ne pas écouter la vérité, cher ambassadeur" a-t-il réagit au moment où l'ambassadeur russe quittait son siège.

L'adjoint du représentant de Moscou a par la suite justifié ce départ sur Telegram, estimant que les  propos de Charles Michel étaient désobligeants.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a lui aussi accusé Moscou de chantage sur le blé, et a jugé crédibles les informations selon lesquelles la Russie vole des tonnes de céréales pour les vendre à son profit.

Moscou affirme pour sa part que les pénuries de blé sont causées par l'Ukraine. Faux, a martelé Volodymyr Zelensky ce lundi.

La quantité des céréales destinées à l'exportation et bloquées en Ukraine par les Russes pourrait tripler d'"ici à l'automne" pour atteindre 75 millions de tonnes, a alerté Volodymyr Zelensky.

"Nous avons besoin de couloirs maritimes et nous en discutons avec la Turquie et le Royaume-Uni" ainsi qu'avec l'ONU, a poursuivi le président ukrainien. Kiev évoque aussi ce sujet avec la Pologne et les Etats Baltes pour exporter de petits volumes par le rail.