This content is not available in your region

Ukraine : l'AIEA veut contrôler la centrale nucléaire de Zaporijia dirigée par Moscou, Kyiv s'oppose

Access to the comments Discussion
Par euronews
euronews_icons_loading
Les abords de la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine
Les abords de la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine   -   Tous droits réservés  AFP-TV

La gestion de la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine, sous contrôle russe, inquiète l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). 

L'agence a annoncé travailler sur l’envoi d’une équipe pour procéder à des contrôles de sécurité dans la plus grande centrale nucléaire d'Europe. Le personnel local de la centrale travaille désormais sous les ordres de Moscou, et les données relatives aux matières nucléaires ne sont plus transmises à l'AIEA comme le prévoit la procédure.

"Le régulateur ukrainien nous a informés qu'ils avaient perdu le contrôle des matières nucléaires. Les autorités ukrainiennes ont également déclaré la semaine dernière que leur chaîne d'approvisionnement avait été interrompue. Les activités de contrôle ne sont plus réalisées", explique Rafael Grossi, Directeur général de l'AIEA. 

Le chef de l'AIEA a également annoncé qu'ils faisaient pression sur Moscou pour pouvoir accéder au réacteur qui aurait été endommagé par des combats à proximité au début du mois de mars.

Opposition de Kyiv

Mais l'Ukraine s'oppose à ce que le directeur de l'AIEA se rende à la centrale tant qu'elle est occupée par les Russes.

"L'Ukraine n'a pas invité Grossi à visiter la centrale de Zaporijjia et lui a refusé par le passé d'effectuer une telle visite. La visite de la centrale ne deviendra possible que quand l'Ukraine restituera le contrôle sur le site", a écrit mardi sur Telegram l'opérateur, Energoatom. 

Lancée en 1985, pendant l'URSS, la centrale nucléaire de Zaporijia compte six réacteurs et fournit une grande partie de l'énergie du pays.

Les craintes d'une mauvaise gestion de la sécurité nucléaire par les troupes d'occupation russes ont été renforcées par les dégâts causés à la centrale nucléaire de Tchernobyl désormais inactive.

Cette centrale dispose de quatre réacteurs dont le numéro 4 a été à l'origine, en avril 1986, de la pire catastrophe nucléaire de l'Histoire.