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Des archéologues tentent durant tout l'été de percer les mystères d'une "rarissime" épave

L'épave du navire
L'épave du navire Tous droits réservés AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Laurence Alexandrowicz
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Jusqu'à début septembre, une équipe de 10 archéologues va tenter de démonter les 200 à 300 poutres transversales qui structurent la coque d'un bateau retrouvé lors de fouilles près de Bordeaux. Il est vieux de 1300 ans.

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Ils n'auront que trois mois pour découvrir le mystère de ce navire, dont l'état se dégrade si le bois n'est pas arrosé régulièrement. Des archéologues s'attèlent à l'étude de cette embarcation qui serait vieille de 1300 ans. Elle a été mise au jour lors de fouilles avant la construction d'un projet immobilier sous un ancien bras de la Garonne.

"Ce type de découverte est rarissime, parce que c'est un coup de chance à chaque fois. Les bateaux vont être souvent dans des rivières, donc c'est des prospections subaquatiques en plongée qui vont permettre de les trouver, ça reste rare. Là c'est vraiment le coup de chance, ce sondage en 2013 qui a permis de le trouver. Des découvertes de ce type il va y en avoir plus dans les pays nordiques, on a des exemples de Drakkar, qui ne sont pas du tout le même type de bateau que ça, qui n'ont rien à voir, qui peuvent être de la même période, il y en a. Mais quoiqu'il en soit chaque exemplaire est un peu unique parce qu'ils se comptent sur les doigts d'une main. A l'intérieur du bateau, entre les planches du plancher, entre les membrures et la coque, on a trouvé quelques éléments de céramiques, qui correspondent au niveau datation au VIIe-VIIIe siècle, donc là on est pas trop mal, explique l'archéologue de l'Inrap Laurent Grimbert. Des morceaux de cuir qui ont pu appartenir à quelqu'un qui a travaillé le cuir à bord du bateau et qui a jeté une chute, un fragment de cuillère en bois qui appartient peut-être à quelqu'un qui vivait dans le bateau, ou qui a déjeuné sur place."

10 archéologues vont démonter puis analyser les 200 à 300 poutres transversales qui structurent la coque , via des centaines de chevilles, pour mieux comprendre la rarissime épave longue de 12 mètres. Elle aurait transporté des marchandises, sans doute agricoles, sur la Garonne et jusque sur la façade Atlantique entre 680 et 720.

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