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Mort de l'ex-président angolais Dos Santos à Barcelone

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Par Euronews  avec AFP
Jose Eduardo dos Santos, à Lisbonne le 10 mars 2009
Jose Eduardo dos Santos, à Lisbonne le 10 mars 2009   -   Tous droits réservés  Andre Kosters/AP2009

Une des filles de Jose Eduardo dos Santos, Tchizé dos Santos, souhaite que le corps de son père soit soumis à une autopsie "de crainte" que la dépouille de l'ex-chef d'Etat angolais, décédé vendredi à Barcelone, ne soit transférée dans son pays d'origine.

Il faut que "le corps de l'ex-président soit conservé et qu'il ne soit pas remis avant que ne soit menée une autopsie, de crainte qu'il soit transféré en Angola", a indiqué vendredi dans un communiqué transmis à l'AFP la fille de l'ancien dirigeant, quelques jours après avoir déposé plainte devant la police espagnole pour "des faits présumés de tentative d'homicide".

Le gouvernement angolais a annoncé la mort de l'ancien président dans un court message publié sur sa page Facebook, en faisant part de "sa grande douleur" et de sa "consternation".

Depuis un arrêt cardiaque le 23 juin, Jose Eduardo dos Santos était hospitalisé dans la clinique Teknon à Barcelone, dans le nord-est de l'Espagne.

Son placement en soins intensifs, révélé par la presse, a mis au jour des tensions au sein de la famille, notamment entre l'épouse de dos Santos, Ana Paula, et au moins une de ses filles, Tchizé dos Santos, âgée de 44 ans.

Cette dernière a porté plainte début juillet à Barcelone et demandé qu'une enquête soit ouverte pour entre autres "tentative d'homicide présumée, non-assistance à personne en danger, lésions entraînées par une négligence grave", selon les deux cabinets d'avocats conseillant la fille de l'ex-président angolais.

Selon l'un de ses avocats, elle estime que l'épouse de son père, Ana Paula, et le médecin personnel de l'ex-président sont responsables de la détérioration de son état de santé.

Tchizé dos Santos affirme, selon ses avocats, que son père et son épouse étaient séparés depuis un moment et qu'elle n'a, par ailleurs, pas de pouvoir de décision sur sa santé car leur mariage n'est pas reconnu juridiquement en Espagne.

Elle avait demandé également aux autorités espagnoles d'assurer sa protection, ainsi que celle de ses enfants qui ont quitté l'Angola en raison de frictions avec l'actuel président João Lourenço, ex-dauphin de dos Santos.

Dos Santos, 79 ans, a dirigé l'Etat lusophone riche en pétrole pendant 38 ans, jusqu'à son départ en septembre 2017.

Né dans un bidonville de la capitale Luanda, il est accusé d'avoir largement détourné les ressources angolaises en favorisant sa famille et ses proches. Une autre de ses filles, Isabel, est considérée comme la femme la plus riche d'Afrique.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2017, João Lourenço a lancé une campagne pour récupérer les milliards supposément détournés sous la longue présidence de son prédécesseur.