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"La France a perdu un peu de son âme" Elisabeth Borne rend hommage aux victimes du Vél d'Hiv

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Par Euronews
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Elisabeth Borne rend hommage aux victimes de la rafle du Vél d'Hiv
Elisabeth Borne rend hommage aux victimes de la rafle du Vél d'Hiv   -   Tous droits réservés  GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

Ce week-end, la France commémore les 80 ans de la rafle du Vél d'Hiv, durant laquelle 13 000 juifs ont été arrêtés, puis rassemblés avant d'être déportés dans des camps d'extermination.

"En ces jours de juillet, la France a perdu un peu de son âme" : c'est ainsi qu'Elisabeth Borne a entamé son hommage aux victimes de la rafle du Vél d'Hiv.

Une commémoration devant l'emplacement de l'ancien vélodrome d'hiver à Paris, où 13000 juifs ont été rassemblés les 16 et 17 juillet 1942, avant d'être déportés par la police française.

Rappelant que la France n'avait reconnu sa responsabilité qu'en 1995, la Première ministre a appelé le pays à regarder son histoire en face : "Ces jours-là, l'Etat français est allé plus loin que les exigences des occupants nazis, en délivrant notamment des enfants, en les envoyant à la mort. Ces jours là des milliers d'innocents ont été livrés à un destin dont personne parmi les responsables de l'Etat français n'ignoraient l'issue"

Il n'y a pas une salle de classe en France, où la mémoire de la Shoah ne doit pas être enseignée
Elisabeth Borne

Dans son discours, Elisabeth Borne a également rappelé l'importance de la lutte contre l'antisémitisme, et du devoir de mémoire, notamment dans les programmes de l'éducation nationale.

"_Nous enseignerons encore et toujours, la réalité du génocide et de ses années noires. Et je le dis clairement devant vous. Il n'y a pas une salle de classe en France, où la mémoire de la Shoah ne doit pas être enseignée, pas une école où elle peut être contestée. Il y a 80 ans, la France se perdait et commettait l'irréparable. A nous, à nous tous aujourd'hui de veiller à ce que la mémoire des visages des victimes nous éclaire, à ce que la mémoire de ces visages nous rappelle que nous ne devons rien céder dans ces combats". _

Plus de 8 000 des quelque 13 000 Juifs arrêtés à Paris et en banlieue le 16  juillet 1942 et les jours suivants par des fonctionnaires français, à la demande des Allemands, ont transité par Pithiviers avant d’être emmenés à Auschwitz-Birkenau, le camp d’extermination à très grande échelle de Pologne.