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Euro féminin : l'Angleterre en finale, l'Allemagne et la France jouent leur place ce soir

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Par Euronews  avec AFP
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L'Angleterre a dynamité la Suède (4-0), mardi
L'Angleterre a dynamité la Suède (4-0), mardi   -   Tous droits réservés  Rui Vieira/Copyright 2022 The Associated Press.

Malgré un début de match agité, l'Angleterre a dynamité la Suède (4-0), mardi, en demi-finale de l'Euro féminin de football dont elle disputera la finale, dimanche à Wembley, contre la France ou l'Allemagne.

Tout autre résultat que celui-là aurait sans doute été considéré comme un échec, mais sous la houlette de Sarina Wiegman, qui n'a toujours pas été battue lors d'un Euro ou depuis qu'elle est à la tête des "Lionesses", le pays-hôte ira au bout de son conte d'été.

Si on met souvent en avant le soucis du détail et la rigueur de la technicienne de 52 ans, déjà sacrée il y a 5 ans avec les Pays-Bas chez eux, le spectacle offert montre tout l'espace qui est laissé au talent pur, à l'improvisation, voire à une part de folie, dans cette équipe.

Deuxième nation au classement mondial Fifa, la Suède ne pourra que regretter son nouveau manque de réalisme qui l'avait déjà contrainte à attendre le temps additionnel pour porter l'estocade contre la Belgique, en quart (1-0). Il faut dire que les Suédoises se sont heurtées à une Mary Earps, dans les cages, dont le talent n'avait été aperçu que très épisodiquement auparavant, tant la défense anglaise avait été rigoureuse.

Dans les premières minutes un peu nerveuses des Anglaises, éliminées à chaque fois en demi-finale lors des trois dernières compétitions majeures, elle a été un roc en repoussant du pied une frappe de Sofia Jakobsson (1e), puis une autre, à rebonds, de Stina Blackstenius (8e).

Sur le corner qui a suivi, elle n'a pas été impériale dans sa sortie aérienne et la barre l'a sauvée sur une tête de Blackstenius, mais la gardienne de Manchester United a encore contrarié l'attaquante suédoise d'une parade acrobatique (65e).

Le 4/4 de Russo

La joueuse d'Arsenal symbolise parfaitement l'impuissance suédoise avec ses 11 tirs cadrés -- record de la compétition pour le moment -- pour 1 petit but.

L'Angleterre, qui avait déjà fait exploser la Norvège (8-0) en poule, est, elle, restée d'une efficacité clinique. Pratiquement sur sa première occasion, un centre instantané magnifique de Lucy Bronze pour Beth Mead, l'attaquante a ouvert le score après un contrôle et une demie-volée en pivot (1-0, 34e).

Avec ce 6e but sur la compétition, auquel on peut ajouter 3 passes décisives, Mead a égalé le record pour une joueuse lors d'un Euro, établi par l'Allemande Inka Grings en 2009. Une tête de Bronze, laissée seule au deuxième poteau sur un corner, a permis aux Anglaises de faire le break au retour des vestiaires (2-0, 48e) et de totalement libérer les joueuses.

La "Super-sub" (super-remplaçante), Alessia Russo a inscrit un but qui restera dans les mémoires, après avoir buté sur Hedvig Lindahl, d'une talonnade qui est passée entre les jambes de la gardienne (3-0, 68e). Il s'agissait déjà du 4e but de Russo sur 4 tirs cadrés, alors qu'elle n'a débuté aucun match.

Fran Kirby y est aussi allée du sien, juste avant son remplacement, d'un lob sans contrôle insuffisamment freiné par Lindahl (4-0, 76e). Avec 20 réalisations en 5 matches, il est difficile d'imaginer qui peut stopper la machine à marquer anglaise, surtout qu'elle n'a encaissé qu'un but dans le même temps.

Les Bleues à une marche de Wembley

La France de Wendie Renard part à l'assaut d'une Allemagne multi-titrée et sûre de sa force, ce mercredi à 21h00, un ultime "combat" décisif pour s'inviter à Wembley en finale, un stade encore jamais atteint en grande compétition.

Avoir brisé le plafond de verre des quarts de finale, sur lequel les Françaises se fracassaient depuis une décennie, n'aura pas servi à grand-chose si elles venaient à trébucher à Milton Keynes, terminus ou tremplin de leur rêve absolu.

Depuis le début de la compétition, on est toujours en minorité dans le stade, pour l'instant ça nous sourit bien.
Wendie Renard

Cette demi-finale, "elle ne représentera quelque chose que si tu gagnes le trophée", a lancé Renard, dernière rescapée de l'épopée des JO-2012. "Que je perde en quarts ou en demies, ça ne change rien du tout" car dans les livres d'histoire, "on ne parle que des vainqueurs".

Voilà donc les Bleues au pied du mur avant d'entrer sur la pelouse du MK Stadium, une enceinte moderne dotée de 29 200 sièges noirs, à la capacité trois fois plus élevée que le petit New York stadium de Rotherham, où elles avaient pris leurs repères et leur élan.

"Forcément ça rajoute de l'excitation, il est beau", a apprécié la capitaine. "Depuis le début de la compétition, on est toujours en minorité dans le stade, pour l'instant ça nous sourit bien", a glissé la défenseure multi-titrée de l'OL, au palmarès encore vierge en sélection.