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Impasse politique en Irak : le pays attend son Premier ministre et président depuis octobre

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Par euronews  avec AFP
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Des partisans de l'influent leader chiite Moqtada Sadr ont brièvement investi le Parlement
Des partisans de l'influent leader chiite Moqtada Sadr ont brièvement investi le Parlement   -   Tous droits réservés  ASAAD NIAZI/AFP or licensors

Depuis l'élection d'octobre dernier, l'impasse politique est totale en Irak. Des partisans de l'influent leader chiite Moqtada al-Sadr ont investi mercredi le Parlement en pénétrant dans la zone abritant les institutions gouvernementales.

Les manifestants dénoncent la candidature au poste de Premier ministre de Mohamed Chia al-Soudani, candidat du "Cadre de coordination", alliance de factions chiites pro-Iran regroupant la formation de l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki et les représentants du Hachd al-Chaabi, ex-paramilitaires intégrés aux forces régulières.

"Les mêmes visages depuis 20 ans"

Les tractations pour former un nouveau gouvernement piétinent, sur fond de marchandages en coulisses et querelles virulentes entre les barons de la politique qui dominent la vie publique depuis la chute du président Saddam Hussein en 2003.

"Depuis 20 ans, nous n'avons vu que les mêmes visages au pouvoir. Il y a deux ans, nous avons organisé des manifestations et il y a eu des martyrs, 35 000 blessés et 800 morts, et maintenant les mêmes visages sont de nouveau là : On ne veut pas de Al-Soudani , ni personne de son camp," dit un des manifestants.

L'influence de Moqtada Al-Sadr

Le bloc d'Al-Sadr était sorti des élections d'octobre comme la première force politique, mais il était loin d'avoir la majorité au parlement. Connu pour ses coups d'éclat, Moqtada al-Sadr a laissé à ses adversaires la tâche de former un gouvernement, faisant démissionner en juin ses 73 députés.

Le leader de 47 ans rappelle régulièrement à ses adversaires qu'il continue de jouir d'une assise populaire dans la rue.

Depuis 10 mois l'Irak est dans une impasse politique. Le pays attend non seulement la nomination d'un nouveau Premier ministre, mais aussi d'un Président.

Ce poste revient traditionnellement à une personne de la communauté kurde, mais sur ce dossier il y a aussi blocage : les deux grands partis kurdes historiques n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un candidat.