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Perquisition chez Donald Trump : des documents sur le "président de la France"

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Par Euronews  avec AP
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L'ancien président américain Donald Trump, auditionné à New York après la perquisition, le 10 août 2022.
L'ancien président américain Donald Trump, auditionné à New York après la perquisition, le 10 août 2022.   -   Tous droits réservés  Julia Nikhinson/AP Photo

Le FBI a récupéré des documents classés "top secret" et d'autres encore plus sensibles dans la propriété de l'ancien président Donald Trump à Mar-a-Lago en Floride, selon les documents judiciaires publiés vendredi après qu'un juge fédéral ait dévoilé le mandat qui a autorisé l'enquête.

De tels mandats restent traditionnellement scellés pendant une enquête en cours. Mais le ministère a semblé vouloir répondre aux attaques verbales de Trump et de ses alliés, et a estimé que le public avait droit à la version du FBI sur ce qui a motivé la perquisition de lundi au domicile de l'ancien président.

Des informations sur le "président de la France"

Les agents fédéraux ont recueilli d'autres documents, notamment l'ordonnance de grâce de l'allié de Trump Roger Stone, une "boîte de documents reliée en cuir" et des informations sur le "président de la France"

Dans une déclaration faite plus tôt vendredi, M. Trump a affirmé que les documents saisis par les agents étaient "tous déclassifiés" et a fait valoir qu'il les aurait remis si le ministère de la Justice le lui avait demandé. Il se dit victime d'une vengeance politique de la part de Joe Biden.

L'ancien président américain avait pourtant gardé la possession de ces documents malgré les multiples demandes d'agences, dont les Archives nationales, de remettre les dossiers présidentiels conformément à la loi fédérale.

Il a également démenti les informations du Washington Post, qui a évoqué des documents liés à des armes nucléaires.

"Il y a des lois contre la manipulation inappropriée de ces documents. Il y a des lois contre cela, et nous devons le reconnaître, a déclaré Nancy Pelosi, président de la Chambre des représentants américaine. Cette information telle qu'elle nous parvient, et nous en saurons certainement plus plus tard, est hautement classifiée, bien au-delà du top secret."

Cette perquisition a déclenché la colère des milieux d'extrême droite. Ce jeudi, un homme suspecté d'avoir participé à l'attaque du Capitole a été abattu après avoir tenté de s'introduire dans les locaux du FBI avec une arme.