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Le Kosovo et la Serbie s'accusent mutuellement des tensions, l'OTAN appelle "à la retenue"

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Par Euronews  avec AFP
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Le chef de l'OTAN Jens Stoltenberg et le président serbe Aleksandar Vučić se sont rencontrés à Bruxelles, le 17/08/2022
Le chef de l'OTAN Jens Stoltenberg et le président serbe Aleksandar Vučić se sont rencontrés à Bruxelles, le 17/08/2022   -   Tous droits réservés  Olivier Matthys/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved

Le président serbe et le Premier ministre du Kosovo sont arrivés à Bruxelles à l'invitation du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. Ils doivent avoir ce jeudi 18 août une rencontre avec Miroslav Lajcak, représentant spécial de l’Union européenne pour les Balkans occidentaux.

L'espoir d'une accalmie : les dirigeants serbe et kosovar doivent se rencontrer à Bruxelles pour apaiser les tensions croissantes dans les Balkans.

Dans le cas contraire, la Force internationale de sécurité au Kosovo, sous les auspices de l'OTAN, s'est dit prête à intervenir dans la région, comme l'a indiqué Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'OTAN : "Si la situation sur le terrain s'améliore, il incombe à toutes les parties, en particulier aux responsables de Belgrade et de Pristina, d'empêcher une nouvelle escalade. Si la stabilité est menacée, la Force pour le Kosovo se tient prête à intervenir et prendra toutes les mesures pour assurer un environnement sûr, et la liberté de mouvement pour tous les habitants du Kosovo."

Le secrétaire général de l'Alliance s'est entretenu avec le président serbe Aleksandar Vucic puis avec le Premier ministre kosovar Albin Kurti ce mercredi, à deux semaines de l'entrée en vigueur de nouvelles règles administratives et frontalières imposées par Pristina. Ces dernières ont entraîné un nouvel épisode de fortes tensions fin juillet dans le nord du Kosovo où la minorité serbe les juge vexatoires.

Alekansadar Vucic a dit à la presse s'attendre à des "discussions difficiles". "Nous ne sommes d'accord sur pratiquement aucun point", a-t-il prévenu.

"Cela ne dépend pas de moi. Il y a une nouvelle génération de jeunes serbes  au Kosovo qui ne toléreront pas cette situation, qui ne voudront pas endurer la terreur, qui ne voient pas le Kosovo comme un Etat indépendant mais comme un territoire de Serbie, en accord avec le droit international", a-t-il argumenté.

Nouvelle politique frontalière

Belgrade n'a jamais reconnu l'indépendance proclamée par le Kosovo en 2008, une décennie après une guerre sanglante qui a fait 13 000 morts, en majorité des Kosovars albanais. Depuis, la région est le théâtre de frictions épisodiques. Les quelque 120 000 Serbes du Kosovo, dont un tiers vivent dans le nord du territoire, ne reconnaissent pas l'autorité de Pristina et restent fidèles à Belgrade.

La région des Balkans a été le théâtre de violences le mois dernier, en raison de la future politique frontalière de Pristina. Invoquant un principe de "réciprocité", Pristina prévoit d'imposer des permis de séjour temporaires aux personnes entrant au Kosovo avec une carte d'identité serbe, et d'exiger que les Serbes présents dans le pays remplacent les plaques d'immatriculation serbes de leurs véhicules par des plaques de la République du Kosovo.