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Mort de Daria Douguina : un "crime ignoble" selon le président russe

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Par Euronews
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Le président russe Vladimir Poutine à Moscou, le 22/08/2022
Le président russe Vladimir Poutine à Moscou, le 22/08/2022   -   Tous droits réservés  Pavel Byrkin/Copyright 2022 Sputnik

Moscou pense que les services secrets ukrainiens ont organisé l'attentat à la voiture piégée qui a tué Daria Douguina, la fille d'un ultra-nationaliste russe samedi 20 août. Les services de sécurité russes, le FSB, ont même fourni des images le 22 août qui montreraient l'auteure de l'explosion entrer dans l'immeuble où vivait la jeune femme et repérer ses habitudes avant son meurtre. Il s'agirait selon eux, d'une citoyenne ukrainienne appelée Natalya Vovk arrivée avec sa fille qui aurait, depuis, fui en Estonie.

Dans un communiqué diffusé lundi, Vladimir Poutine a dénoncé un "crime ignoble" et déclaré que Daria Douguina avait "servi le peuple et la patrie avec sincérité, illustrant par ses actes ce qu'être une patriote russe veut dire".

Beaucoup pensent que son père Alexandre Douguine, un idéologue russe respecté par le camp conservateur était visé par cette attaque car il était en déplacement avec elle. Ce partisan de la politique du président russe lui a rendu hommage la décrivant comme une étoile montante. Journaliste et politologue, elle partageait les idées de son père. Quelques heures avant sa mort, elle avait loué l'invasion de l'Ukraine indiquant qu'un dangereux totalitarisme occidental touchait à sa fin.

Le lendemain de l'explosion, l'Ukraine a démenti toute implication. "L'Ukraine n'a certainement rien à voir avec cette explosion, car nous ne sommes pas un État criminel ni un État terroriste", a déclaré un conseiller du président Volodymyr Zelensky. Mykhailo Podolyak a même décrit comme "fictionnelles" les informations russes selon lesquelles une ukrainienne accompagnée de sa fille mineure serait responsable de cette explosion.

Daria Douguina, 29 ans intervenait sur des chaînes nationalistes russes et, comme son père, faisait l'objet de sanctions britanniques et américaines.