EventsÉvènementsPodcasts
Loader
Find Us
PUBLICITÉ

Royaume-Uni : la Première ministre Liz Truss annonce sa démission

La Première ministre britannique Liz Truss annonçant sa démission, le 20 octobre 2022 devant le 10 Downing Street à Londres
La Première ministre britannique Liz Truss annonçant sa démission, le 20 octobre 2022 devant le 10 Downing Street à Londres Tous droits réservés DANIEL LEAL / AFP
Tous droits réservés DANIEL LEAL / AFP
Par Euronews
Publié le Mis à jour
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

La cheffe du gouvernement britannique a également indiqué qu'un nouveau scrutin interne au Parti conservateur allait être organisé "d'ici à la semaine prochaine" pour lui succéder.

PUBLICITÉ

"Dans l'incapacité de mener à bien le mandat conféré par les électeurs du Parti conservateur", la Première ministre britannique Liz Truss a annoncé sa démission ce jeudi, à peine six semaines après sa nomination. 

Devant le perron du 10  Downing Street, elle a également indiqué qu'un nouveau scrutin interne aurait lieu au sein de la majorité "d'ici à la semaine prochaine" pour la remplacer.

Liz Truss a également déclaré qu'elle assurerait la gestion des affaires courantes jusqu'à la nomination d'une nouvelle Première ministre ou d'un nouveau Premier ministre.

Pour la remplacer plusieurs noms circulent déjà au sein des Conservateurs, comme ceux de Rishi Sunak, Jeremy Hunt, Penny Mordaunt - la ministre chargée des relations avec le Parlement - voire même Boris Johnson, le Premier ministre qu'elle a remplacée en septembre.

Trois candidats maximum pour la succession de Liz Truss

Au maximum trois députés conservateurs pourront être officiellement candidats à la succession de Liz Truss au poste de Premier ministre britannique, avant d'être départagés par les députés, et éventuellement les adhérents, en vertu des règles présentées jeudi par le Parti conservateur.

"Les candidats devront avoir au moins 100 collègues (sur 357 députés conservateurs, ndlr) pour les parrainer", a déclaré Graham Brady, un responsable de la majorité à la presse.

Ces parrainages devront être recueillis d'ici à lundi 14h locales (13h GMT).

Ensuite, les députés devront soit se mettre d'accord sur deux noms que les 170 000 adhérents du parti devront départager par un vote en ligne d'ici à vendredi 28 octobre, soit sur un seul nom qui entrerait alors immédiatement à Downing Street.

L'opposition veut des législatives dès "maintenant"

Le chef de l'opposition britannique, le travailliste Keir Starmer, a appelé jeudi à la tenue d'élections législatives dès "maintenant", après l'annonce de la démission de la Première ministre Liz Truss. 

Alors que l'opposition travailliste caracole en tête des sondages, et Keir Starmer doit s'exprimer ce jeudi devant le Congrès des syndicats (TUC), au moment où de nombreux mouvements sociaux agitent le pays face à la crise du coût de la vie.

Descente aux enfers pour Liz Truss

La Première ministre démissionnaire devient la cheffe de gouvernement à la longévité la plus courte de l'histoire contemporaine du Royaume-Uni. 

Plusieurs ministres de Liz Truss avait avaient déjà jeté l'éponge. Moins d'une semaine après le départ du ministre des Finances Kwasi Kwarteng, c'est la très à droite ministre de l'Intérieur Suella Braverman qui a dû quitter, le 19 octobre, un navire gouvernemental à vau-l'eau.

Elle a été remplacée par Grant Shapps, ancien ministre des Transport sous Boris Johnson, dans un nouveau geste d'ouverture à l'égard des anciens adversaires de Liz Truss dans la course à Downing Street, Shapps ayant soutenu Rishi Sunak.

Braverman a expliqué avoir démissionné pour l'envoi de documents officiels avec son e-mail personnel, enfreignant le code ministériel, mais les médias britanniques évoquent surtout les divergences grandissantes entre les deux femmes sur l'immigration.

La soirée de ce mercredi a ensuite été mouvementée au Parlement où un vote - remporté par le gouvernement - sur la levée du moratoire sur la fracturation hydraulique, technique polluante d'exploitation du gaz de schiste, a visiblement tourné à la foire d'empoigne entre les conservateurs.

Des députés de la majorité ont refusé de voter dans le sens du gouvernement, malgré les représailles auxquelles ils s'exposent, Downing Street ayant expressément demandé de respecter la consigne de vote.

La ministre des Transports Anne-Marie Trevelyan, qui avait la lourde tâche jeudi matin de défendre le gouvernement dans les médias, a confirmé sur Sky News que "des mesures disciplinaires appropriées seraient prises" contre les ministres frondeurs, s'il apparaît qu'ils n'ont aucune excuse valable pour n'avoir pas suivi la majorité.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

No Comment : 85 migrants secourus dans la Manche et ramenés au Royaume-Uni

Nigel Farage, le trublion des législatives au Royaume-Uni ?

No Comment : des militants s’en prennent au portrait officiel de Charles III