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À Charm el-Cheikh, une COP27 sous étroite surveillance des autorités égyptiennes

Une affiche montrant le président egyptien, Abdel Fattah al-Sissi, le 5 novembre 2022 à Charm El-Cheikh
Une affiche montrant le président egyptien, Abdel Fattah al-Sissi, le 5 novembre 2022 à Charm El-Cheikh Tous droits réservés Thomas Hartwell/AP
Tous droits réservés Thomas Hartwell/AP
Par Euronews avec AFP
Publié le Mis à jour
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L'Égypte a ordonné l'installation de caméras dans tous les taxis de la ville, permettant "de surveiller les conducteurs et les passagers", alerte Human Rights Watch.

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La question des droits de l'homme s'invite à la COP27 qui se tient cette année à Charm el-Cheikh en Égypte. L'ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé ce dimanche l'arrestation par les autorités ces derniers jours de dizaines de personnes qui avaient appelé à manifester pacifiquement.

Pour cette conférence climat, l'Égypte a imposé l'installation de caméras dans tous les taxis de la ville, permettant "aux services de sécurité de surveiller les conducteurs et les passagers" alerte HRW.

L'ONG affirme également que l'accès à la "Zone verte" aux abords de la conférence nécessite une procédure d'accréditation lourde, dissuadant ainsi le public d'accéder à ces espaces afin de débattre des questions climatiques et d'échanger avec les participants. Ces espaces étaient ouverts lors des précédents sommets, précise HRW.

Le gouvernement égyptien a également diffusé une application pour smartphone destinée aux participants, qui exige le numéro de passeport, l'accès à la caméra, au micro et à la localisation. Des informations personnelles sensibles et préoccupantes en termes de surveillance et de vie privée.

Le 31 octobre, un activiste indien, Ajit Rajagopal, qui entamait une marche de huit jours du Caire vers Charm el-Cheikh pour attirer l'attention sur le climat, a été arrêté, puis libéré le lendemain, son interpellation ayant suscité un tollé international.

D'après des médias locaux, le nombre de postes de contrôle policiers ont augmenté ces derniers jours dans le centre de la capitale, les agents stoppant arbitrairement des personnes pour contrôler leurs activités sur les réseaux sociaux.

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