Otan : Ankara "veut des choses qu'on ne peut pas lui donner" déplore le Premier ministre suédois

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Par Euronews  avec AFP
Le dirigeant de l'OTAN, Jens Stoltenberg, le Premier ministre suédois Ulf Kristersson et Magdalena Andersson, présidente du parti social démocrate suédois
Le dirigeant de l'OTAN, Jens Stoltenberg, le Premier ministre suédois Ulf Kristersson et Magdalena Andersson, présidente du parti social démocrate suédois   -   Tous droits réservés  HENRIK MONTGOMERY / TT NEWS AGENCY / AFP

La Hongrie, mais surtout la Turquie continuent de bloquer l'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'Otan. Ankara réclame de ces deux pays une plus grande coopération en matière de lutte anti-terroriste. En d'autres termes, la Turquie souhaite que Stockholm et Helsinki leur remettent des opposants politiques, dont des militants kurdes.

Réponse du Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, ce dimanche : "la Turquie veut des choses qu'on ne peut pas lui donner", en référence notamment au journaliste Bülent Kenes que la Cour suprême suédoise a refusé d'extrader en décembre. Après cette décision, le chef de la diplomatie turque avait relevé des "mesures positives", mais réclamait "d'autres pas importants" pour lever ses objections à l'entrée de Stockholm dans l'Alliance. 

"La décision est dans le camp de la Turquie"

"La Turquie confirme aussi bien que nous avons fait ce que nous avions dit que nous ferions, mais elle dit aussi qu'elle veut des choses que nous ne pouvons et ne voulons pas lui donner" a-t-il déclaré lors d'une conférence en Suède sur la défense et la sécurité, en présence du secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

"Nous sommes convaincus que la Turquie va prendre une décision, nous ne savons juste pas quand", a déclaré pour sa part le dirigeant de l'Alliance, avant d'ajouter: "La décision est dans le camp de la Turquie".

La Finlande attend la Suède pour intégrer l'Otan

En marge de cette conférence, le chef de la diplomatie finlandaise a réaffirmé que son pays entrerait en même temps que son voisin dans l'Alliance atlantique. "La Finlande n'est pas si pressée de rentrer dans l'Otan qu'on ne peut pas attendre que la Suède obtienne le feu vert", a dit Pekka Haavisto à la presse.

Il a expliqué que les présidents des parlements suédois et finlandais devraient se rendre à Ankara mi-janvier. Une autre réunion entre les trois pays est prévue au printemps.

Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson avait effectué l'un de ses tout premiers déplacement internationaux à Ankara, début novembre, pour tenter de lever le veto turc.

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la Suède et la Finlande ont rompu avec des décennies de non-alignement, et ont manifesté leur volonté d'intégrer l'OTAN.