Caricatures de Charlie Hebdo : protestations près de l’ambassade de France à Téhéran

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Par euronews  avec AFP
Des manifestants iraniens montrent des photos du guide suprême, lors de leur manifestation contre les caricatures de Charlie Hebdo à Téhéran, en Iran, le 11 janvier 2023.
Des manifestants iraniens montrent des photos du guide suprême, lors de leur manifestation contre les caricatures de Charlie Hebdo à Téhéran, en Iran, le 11 janvier 2023.   -   Tous droits réservés  Vahid Salemi/Copyright 2022 The AP. All rights reserved.

Des Iraniens se sont rassemblés, ce mercredi 11 janvier, près de l’ambassade de France à Téhéran pour protester contre le journal satirique Charlie Hebdo, dont les caricatures des mollahs iraniens et de leur guide suprême Ali Khamenei la semaine dernière ont provoqué un tollé.

Une manifestation a rassemblé des dizaines de personnes devant l’ambassade de France à Téhéran, ce mercredi 11 janvier 2023, pour protester contre les caricatures du chef suprême de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, publiées par l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo .

Charlie Hebdo a publié des caricatures des mollahs iraniens et de leur guide suprême Ali Khamenei qui ont déclenché une crise diplomatique entre Paris et Téhéran.

Soutien à l’ayatollah

Des manifestants ont notamment brandi une pancarte représentant l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo en diable, ou des messages de haine, comme « Mort à la France » en persan, selon un photographe de l’AFP. D’autres brandissaient des portraits de l’ayatollah pour manifester leur soutien à leur chef. "Les Iraniens aiment et respectent leur leader", peut-on lire aussi sur une pancarte.

D’autres manifestants montraient des caricatures d’Emmanuel Macron. Plusieurs drapeaux – américain, israélien ou encore LGBT – ont par ailleurs été brûlés.

Charlie Hebdo persiste et signe

Le journal satirique persiste et signe ce mercredi avec de nouveaux dessins fustigeant le régime islamique. La Une du numéro, qui fait écho à la précédente couverture, met en scène des religieux dans des situations à connotation sexuelle. À l’intérieur du journal, l’ayatollah Khamenei est croqué à plusieurs reprises en référence aux exécutions de manifestants par pendaison.

Les autorités iraniennes ont jugé les caricatures "insultantes" et ont annoncé la fermeture de l’Institut français de recherche en Iran (IFRI), affilié au ministère français des Affaires étrangères.

Vent de contestation en Iran

Dimanche, plusieurs dizaines d’Iraniens s’étaient déjà rassemblées devant l’ambassade de France à Téhéran où ils ont brûlé des drapeaux français en réponse à ces dessins, également condamnés par le Hezbollah, puissant mouvement pro-iranien au Liban.

Le directeur de Charlie Hebdo, Riss, rappelle aussi dans le numéro que le "site commercial de Charlie Hebdo" a été victime de cyberattaques, estimant "fort probable" qu’elles "aient été diligentées par l’Iran", bien qu’une enquête soit en cours.

L’Iran a été secoué par des manifestations après la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, 22 ans, auparavant arrêtée par la police des mœurs pour violation présumée du code vestimentaire pour les femmes.

Depuis, dix-huit personnes ont été condamnées à mort en lien avec la contestation, selon un décompte établi par l’AFP à partir d’annonces officielles. Parmi elles, quatre ont été exécutées, suscitant un tollé international.