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Macédoine du Nord : Skopje 1963, la résurrection après un violent séisme

Skopje, en Macédoine du Nord en 2023.
Skopje, en Macédoine du Nord en 2023. Tous droits réservés Borjan Jovanovski / Euronews
Tous droits réservés Borjan Jovanovski / Euronews
Par Camille PauvarelBorjan Jovanovski
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Retour sur une catastrophe terrible presque 80 ans après et comment la solidarité internationale a aidé la ville à se relever.

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Il y a presque 80 ans, la ville de Skopje était pratiquement rayée de la carte. Dans la nuit du 25 au 26 juillet 1963, la capitale de la Macédoine du Nord a été frappée par un important tremblement de terre. Bilan : plus de 1 000 morts, 4 000 blessés, 200 000 personnes sans-abris et plus de 80% des bâtiments à terre.

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Capture d'écran d'une vidéo datant de 1963 montrant Skopje après le tremblement de terre.Euronews

Une catastrophe humanitaire qui a réveillé un élan de solidarité mondial. En pleine guerre froide, Américains et Russes ont envoyé des équipes de secouristes et se sont réuni au cœur de la ville en ruine.

Les Nations Unies ont élaboré un mécanisme de solidarité internationale. _"Pour la première fois, l'ONU a mis en place un canal de transmission de l'information. Dans un souci d'équilibre politique, elle a réuni  les meilleurs experts de l'Est et de l'Ouest. _Et ce malgré le rideau de fer de l'époque.", explique Mishko Ralev, le président de l'association des architectes de Macédoine du Nord.

Skopje a été largement reconstruite d’après les plans de l’architecte japonais Kenzo Tange, soutenu par les Nations unies. Dans les années 1980, la ville renaître de ses cendres avec des bâtiments neufs inspirés des villes européennes et américaines.

"Skopje était alors une ville expérimentale. Elle n'était pas seulement considérée comme une expérience architecturale, mais, aux yeux des Nations unies, elle était un symbole d'espoir pour l'humanité, l'espoir d'un lendemain meilleur. L'espoir qu'il peut y avoir un salut dans toute catastrophe.", indique Miskho Ralev.

La ville conserve quelques signes de la catastrophe, comme une horloge arrêtée à l'heure du séisme, jamais réparée.

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