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Un père russe condamné à deux ans de prison pour le dessin anti-guerre de sa fille

Alexeï Moskaliov perd la garde de sa fille et a été condamné à deux ans de prison à cause d'un dessin critiquant la guerre en Ukraine.
Alexeï Moskaliov perd la garde de sa fille et a été condamné à deux ans de prison à cause d'un dessin critiquant la guerre en Ukraine. Tous droits réservés Медиазона
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Par Euronews avec AFP
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Il a pris la fuite, selon les autorités russes. Sa fille, placée en foyer, pourrait être "envoyée dans un orphelinat d'ici un mois", selon l'avocat du père.

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Deux ans de prison et séparé de sa fille à cause d'un dessin. C'est la sentence dont a écopé un père russe, accusé d'avoir critiqué l'offensive en Ukraine et qui s'est vu retirer la garde de son enfant qu'il élève seul.

Les ennuis d'Alexeï Moskaliov ont débuté après que sa fille a fait un dessin au collège montrant des missiles se dirigeant vers une femme et un enfant avec un drapeau ukrainien. La directrice de l'école a alerté la police. Lors de leur enquête, les autorités ont trouvé des publications en ligne critiquant l'opération en Ukraine, dont le père de 54 ans serait l'auteur.

La justice russe contrôlée par le dictateur Poutine a condamné Alexei Moskaliov, le père de la jeune fille qui a fait un dessin en classe contre la guerre en Ukraine, à deux ans de prison, précisément "pour avoir discrédité l'armée", selon le Kremlin

Alexeï Moskaliov est alors assigné à résidence et sa fille placée en foyer... Mais il prend la fuite, et est aujourd'hui introuvable.

"Ce cas est un avertissement, il faut montrer aux gens ce qui arrivera à ceux qui ne sont pas d'accord avec les circonstances existantes, pour ainsi dire, et ce qui se passe depuis l'année dernière. C'est un avertissement pour les parents qui montre ce qui arrivera à leurs enfants s'ils ne sont pas d'accord, s'ils protestent" explique Yelena Makarova, qui soutient le père de famille en fuite.

Cette condamnation a suscité une vague d'indignation en Russie. Une pétition a été lancée pour demander le retour de l'enfant chez son père, même si les protestataires sont obligés de faire profil bas publiquement. Même le patron du groupe paramilitaire russe Wagner, Evguéni Prigojine, dont les hommes combattent en première ligne en Ukraine, a apporté son soutien à Maria et critiqué les autorités locales.

Cette affaire montre l'ampleur prise par la répression orchestrée par le Kremlin en parallèle du conflit en Ukraine. Peu après le début de son offensive qui a débuté en février 2022, la Russie a introduit une série de sanctions pénales pour réprimer toute forme de critique à l'égard de l'armée. Des opposants de renom et de simple citoyens ont été arrêtés, et certains déjà jugés et condamnés.

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