Sécheresse : l'agriculture doit "s'adapter au changement climatique"

De la terre craquelée visible au réservoir de Sau au nord de Barcelone, en Espagne, le 18 avril 2023.
De la terre craquelée visible au réservoir de Sau au nord de Barcelone, en Espagne, le 18 avril 2023. Tous droits réservés Emilio Morenatti/The AP
Par Enrique Barrueco
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Selon le comité espagnol des organisations d'agriculteurs et d'éleveurs, le manque de précipitations régulières et une augmentation des températures de 2 degrés Celsius ferait perdre à l'Espagne 7 % de son PIB.

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La sécheresse frappe durement l'agriculture dans le sud de l'Europe. Et les périodes de pénurie d'eau alternent avec de graves inondations, comme celles qui ont frappé l'Italie au mois de mai.

Deux faces d'une même médaille que la Commission européenne considère comme une conséquence immédiate du changement climatique. L'eau et sa gestion sont des enjeux cruciaux capables de générer une crise alimentaire aux répercussions économiques immédiates.

Le manque de précipitations régulières et une augmentation de 2 degrés Celsius, ferait perdre à l'Espagne 7 % de son PIB.

Le PIB mondial reculerait de 17 % si le réchauffement climatique dépassait 3 degrés Celsius.

Cultures irriguées ou pluviales, une gestion efficace de l'eau est devenue indispensable dans l'agriculture explique l'Espagnol Javier Fatás, expert au Comité de coordination des organisations d'agriculteurs et d'éleveurs. "L'avenir des agriculteurs consiste à s'adapter à ce changement climatique, et à ces conditions météorologiques. Nous devons nous rappeler qu'au cours des 50 ou 60 dernières années, nous avons triplé la population mondiale et que nous avons l'obligation, pour ainsi dire, de nourrir cette population mondiale".

75% de l'Espagne menacés par la désertification

Les ravages de la sécheresse se font davantage sentir en Europe du sud. En Espagne, 75 % du territoire est déjà menacé de désertification selon Javier Fatás. 

"Je crois que le travail que nous devons faire dans les années à venir est d'essayer d'être aussi productifs que nous le sommes aujourd'hui avec l'eau que nous avons maintenant, ou avec moins d'eau ou cette plus petite quantité d'eau que nous aurons dans les années à venir, grâce à l'efficacité de son utilisation (...) Nous devons être de plus en plus durables avec les ressources que nous avons aujourd'hui", estime-t-il.

Les nappes d'eau souterraine et les réserves naturelles comme celle de Doñana, en Andalousie apparaissent comme des trésors stratégiques essentiels pour la préservation de la nature et la lutte contre la désertification.

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