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Des marches des fiertés ternies par les menaces anti-LGBT+ à travers le monde

Marche des fiertés de Rome, le 10 juin 2023, Italie
Marche des fiertés de Rome, le 10 juin 2023, Italie Tous droits réservés Cecilia Fabiano/LaPresse via AP
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Par Euronews
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La recrudescence des menaces ciblant la communauté LGBT+, notamment aux États-Unis, jette un froid sur les marches des fiertés.

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Des milliers de personnes ont participé samedi à la marche des fiertés de Rome, avec en ligne de mire le gouvernement d'extrême droite de Giorgia Meloni, accusé de prendre des réglementations discriminatoires à l'égard de la communauté LGBT+.

Plusieurs maires de grandes villes italiennes, dont celui de Rome Roberto Gualtieri, ont récemment dérogé à une mesure de l'exécutif italien visant à ne pas permettre à une personne homosexuelle d'adopter l'enfant de son partenaire.

Ce dispositif doit empêcher les agents municipaux d'enregistrer le parent non-biologique lors d'une déclaration de naissance.

Si le mariage homosexuel n'est pas autorité en Italie, l'union civile, elle, est admise.

L'Estonie accueillait également une marche des fiertés ce samedi, point d'orgue d'une semaine de célébrations organisées à tour de rôle par les trois pays baltes. Tallinn n'avait plus accueilli ce type d'événements depuis six ans et l'annulation de l'édition 2020 à cause du Covid-19.

Cette Pride s'inscrit dans un contexte tendu au parlement estonien alors qu'une législation autorisant le mariage de même sexe doit être adoptée prochainement, malgré une opposition qui tente, en introduisant des dizaines d'amendements, de retarder le vote.

Aux Etats-Unis, la recrudescence des menaces ciblant la communauté LGBT+ a jeté un froid sur ce mois des fiertés, au point de réduire les célébrations par endroit, notamment au Texas où un festival important a été annulé à Houston ; les célébrations se limiteront à une parade le 24 juin, par mesure de sécurité.

Plusieurs lois restrictives ont été prises récemment aux États-Unis, notamment en Floride, État dirigé par le conservateur Ron DeSantis, rival de Donald Trump aux primaires républicaines pour la présidentielle de 2024.

Ce fervent conservateur a notamment fait interdire l'évocation des questions d'orientation sexuelle à l'école.

Dans ce contexte, Joe Biden a tenu à réitérer son soutien à la communauté LGBT+, en célébrant le mois des fiertés ce samedi, sur la pelouse de la Maison Blanche. Le président américain a qualifié ces législations de "cyniques", qui "visent les enfants transgenres, terrorisent__les familles et criminalisent les médecins" a-t-il dénoncé.

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