La Serbie libère trois policiers kosovars détenus

Soldats de la KFOR, à Leposavic, dans le nord du Kosovo, 29/05/2023.
Soldats de la KFOR, à Leposavic, dans le nord du Kosovo, 29/05/2023. Tous droits réservés Marjan Vucetic/AP
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Par euronews avec AFP
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Après une décision de justice, le Premier ministre serbe a annoncé la libération de trois officiers arrêtés par les forces de sécurité mi-juin.

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Les officiers avaient été capturés en territoire kosovar, selon Pristina, Belgrade affirmant qu'ils étaient passés en territoire serbe.

Ce nouvel accès de fièvre entre les deux anciens ennemis est survenu dans un contexte de fortes tensions pendant lesquelles plus de 30 soldats de la Kfor, la force emmenée par l'Otan au Kosovo, ont été blessés fin mai dans des heurts avec des manifestants serbes.

"Nous confirmons que les trois officiers de police enlevés ont été libérés", a déclaré le chef du gouvernement kosovar sur Twitter. "Bien que nous soyons heureux qu'ils puissent retourner dans leur famille, ces enlèvements constituent une violation grave des droits humains et doivent être sanctionnés".

Le tribunal serbe qui a traité leur dossier a expliqué que les policiers avaient été inculpés mais qu'il avait néanmoins décidé la fin de leur détention.

"La haute cour (....) a confirmé l'inculpation des (trois policiers) et décidé que leur détention était terminée", a déclaré dans un communiqué cette instance.

L'arrestation des trois policiers avait déclenché une guerre des mots entre le gouvernement kosovar et la Serbie, Pristina affirmant que les trois hommes avaient été "enlevés". Belgrade affirmait que le groupe, qualifié de "terroriste", était passé en Serbie.

Le gouvernement à Pristina cherche à éradiquer ce qu'il qualifie de contrebande rampante à la frontière septentrionale du Kosovo, accusant Belgrade de se servir de la criminalité organisée et du marché noir pour instrumentaliser les zones peuplées en majorité de Serbes de la région.

Albin Kurti avait jugé que l'arrestation des trois policiers était probablement le résultat d'"un acte de vengeance" après l'arrestation du chef présumé d'un groupe paramilitaire serbe.

Les tensions entre Belgrade et Pristina se sont accrues depuis l'intronisation en mai de maires albanais dans quatre villes du nord du Kosovo majoritairement serbe.

Ces édiles avaient été élus en avril au cours de municipales boycottées par les Serbes du Kosovo.

La France, l'Allemagne et les Etats-Unis ont appelé les deux parties à la désescalade tandis que Washington, le plus proche allié de Pristina, a dénoncé la décision du Kosovo sur les maires.

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