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Haut-Karabakh : nouveaux pourparlers de paix à Bruxelles entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan

Ces pourparlers ont été organisés sous les auspices du président du Conseil européen Charles Michel.
Ces pourparlers ont été organisés sous les auspices du président du Conseil européen Charles Michel. Tous droits réservés Mindaugas Kulbis/Copyright 2023 The AP. All rights reserved.
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Par Euronews avec AFP
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Un nouveau cycle de négociations s’est ouvert ce samedi à Bruxelles entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan sur le Haut-Karabakh, sous les auspices du président du Conseil européen, Charles Michel.

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Des pourparlers entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie ont eu lieu samedi sur le Haut-Karabakh à Bruxelles, la Russie proposant de son côté d'organiser un sommet à Moscou dans un effort pour reprendre la main sur le processus de paix.

Région majoritairement peuplée d'Arméniens mais reconnue internationalement comme partie de l'Azerbaïdjan, le Haut-Karabakh est au coeur d'un conflit territorial entre Bakou et Erevan qui a débouché sur deux guerres.

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian se sont retrouvés à Bruxelles pour de nouvelles négociations sur une solution pérenne à des décennies de conflit, a déclaré samedi le ministère des Affaires étrangères azerbaïdjanais dans un communiqué.

M. Pachinian avait annoncé jeudi qu'il participerait samedi à Bruxelles à ces négociations sous l'égide de l'Union européenne avec M. Aliev, tout en dénonçant un "blocus" illégal du Haut-Karabakh, région séparatiste azerbaïdjanaise.

Ces pourparlers sont organisés sous les auspices du président du Conseil européen Charles Michel.

Pourparlers aux États-Unis

Les États-Unis avaient déjà accueilli des rencontres au niveau des ministres des Affaires étrangères début mai et fin juin entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan visant à trouver un règlement du conflit.

Washington avait appelé mercredi au rétablissement de la libre circulation sur le corridor de Latchine, le seul axe routier reliant l'Arménie à l'enclave du Nagorny-Karabakh - fermé mardi par l'Azerbaïdjan - et appelé Bakou et Erevan à poursuivre leur dialogue.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté vendredi à Stepanakert, la principale ville du Nagorny Karabakh, en appelant Bakou à rouvrir cet axe.

L'implication dans la région des pays occidentaux, notamment de l'UE, est croissante alors que le traditionnel gendarme du Caucase, la Russie, embourbée dans son invasion de l'Ukraine, semble perdre en moyens d'action.

À l'automne 2020, Moscou avait parrainé l'accord de cessez-le-feu à l'issue d'une guerre de six semaines qui avait vu la défaite des forces arméniennes, contraintes de céder des territoires qu'elles contrôlaient depuis des décennies.

La Russie s'était engagée à déployer des soldats pour garantir la libre circulation entre l'Arménie et le Karabakh, mais Erevan accuse Moscou d'échouer dans cette tâche.

Moscou veut reprendre la main

Samedi, dans un effort pour reprendre la main sur ce processus, Moscou a offert d'accueillir une rencontre au niveau des ministres des Affaires étrangères, tout en suggérant que le futur traité de paix pourrait être signé à Moscou.

La Russie est prête "à organiser une rencontre trilatérale des ministres des Affaires étrangères à Moscou dans l'avenir proche", a souligné le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Moscou propose également d'accueillir le moment venu "un sommet Russie-Azerbaïdjan-Arménie afin de signer le traité (de paix) pertinent".

Mais pour l'instant, les tensions ont augmenté d'un cran.

Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a affirmé samedi que les séparatistes arméniens produisent "des interférences radioélectriques dirigées contre les systèmes de navigation GPS de compagnies aériennes locales et étrangères" volant en Azerbaïdjan.

"Ces incidents posent une menace sérieuse à la sécurité aérienne", estime le ministère dans un communiqué.

Selon cette source, le 13 juillet, un avion de la compagnie Azerbaijan Airlines effectuant un vol vers la localité de Fizuli, au Nagorny Karabakh, a subi une panne de son système GPS à cause d'interférences présumées.

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Les autorités séparatistes arméniennes ont rejeté ces accusations, en les qualifiant de "mensonge absolu".

Le conflit territorial entre Bakou et Erevan autour du Nagorny Karabakh a débouché sur deux conflits.

Le dernier, en 2020, a vu la défaite des forces arméniennes et des gains territoriaux importants pour l'Azerbaïdjan. C'est depuis cette date que les liaisons entre le Nagorny Karabakh et l'Arménie ne sont possibles que par un axe routier, le corridor de Latchine.

Celui-ci a été fermé mardi par l'Azerbaïdjan au motif d'actes de "contrebande" menés par la branche arménienne de la Croix-Rouge, qui a néanmoins pu reprendre vendredi les évacuations médicales du Nagorny Karabakh.

Erevan craint depuis plusieurs mois une grave crise humanitaire au Nagorny Karabakh, du fait de conditions d'accès de plus en plus difficiles.

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