EventsÉvènementsPodcast
Loader

Find Us

PUBLICITÉ

Pedro Sánchez : un mandat pour le progrès, entre crises, pandémie et controverses

Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol, Barcelone, Espagne, 16 juillet 2023.
Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol, Barcelone, Espagne, 16 juillet 2023. Tous droits réservés Emilio Morenatti/Copyright 2023 The AP. All rights reserved.
Tous droits réservés Emilio Morenatti/Copyright 2023 The AP. All rights reserved.
Par Euronews, Isidro Murga
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Pedro Sánchez, un mandat pour le progrès, entre crises, pandémie et controverses. Retour sur la carrière politique du président sortant du gouvernement espagnol.

PUBLICITÉ

Il était surnommé "El guapo" (le beau) lorsqu'au début des années 2000 à Madrid, il a commencé à gravir les échelons du PSOE, le Parti socialiste ouvrier espagnol.

Grand, athlétique et déterminé, Pedro Sánchez est un économiste polyglotte qui, dès 2014, obtient le poste de secrétaire général du parti. Mais après la déroute des socialistes aux élections de 2016 en Galice et au Pays basque, Pedro Sánchez est critiqué par des cadres du parti, une direction provisoire est annoncée. Une crise interne au parti socialiste qui prendra véritablement fin avec l'élection de Sánchez par les militants en mai 2017.

Pedro Sánchez a su faire preuve de résilience. 

En tant que leader de l'opposition, il prendra acte de la tentative avortée de la catalogne pour devenir indépendante :

"Tout comme nous tendons la main pour discuter, nous soutiendrons également la réponse de l'État face à toute tentative de scission unilatérale de la coexistence des Espagnols."

C'est cet événement qui, à la fois, donnera un coup de fouet à l'ultra-droite espagnole et conditionnera l’avenir politique de Pedro Sánchez.

Quelques mois plus tard, le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy tombe sur une motion de censure soutenue par la gauche. C'est une première dans l'Histoire démocratique espagnole.

Le 2 juin 2018, Pedro Sánchez devient enfin chef du gouvernement, mais un gouvernement minoritaire. Sa première visite officielle sera pour la France. Le nouveau président du gouvernement espagnol est apprécié en Europe, une idylle qu'il a veillé à entretenir.

Mais en interne, il rencontre des difficultés. Ne parvenant pas à faire adopter des budgets, il convoque de nouvelles élections en avril et novembre 2019. 

Née alors une alliance avec les partis de gauche réunis au sein d’Unidas Podemos. Le premier gouvernement de coalition d'Espagne voit le jour. 

Elu sur un programme nettement progressiste et féministe, il va malheureusement subir de plein fouet la crise sanitaire du Covid-19. Le gouvernement Sánchez est obligé de décréter l'état d'urgence dans toute l'Espagne.  

La pandémie a complètement fait échouer les plans du gouvernement de coalition, bien qu'il ait obtenu une aide financière substantielle de Bruxelles pour garder la tête hors de l'eau.

Deux ans plus tard, le déclenchement de la guerre en Ukraine, n'a pas non plus aidé le gouvernement. 

Cependant, ce contexte morose n'a pas empêché le gouvernement de Pedro Sánchez de mettre en œuvre des mesures ambitieuses telles que la réforme du travail et des retraites, et l'augmentation du salaire minimum.

Souvent, Pedro Sánchez a été contraint de conclure des pactes avec les nationalistes et les partis indépendantistes, ce qui lui a valu de vives critiques de la part de la droite. 

Il a gracié les indépendantistes et opéré un revirement controversé de la position espagnole sur le conflit du Sahara occidental.

Après avoir voulu faire des dernières élections régionales et municipales un plébiscite, Pedro Sánchez a assumé la défaite du parti socialiste. Il a décidé de tout miser sur ces législatives anticipées du 23 juillet. 

Tout semble contre lui, mais ce n'est pas la première fois de sa carrière politique...

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

La "Diada" d'indépendantistes catalans revigorés par les tractations gouvernementales

Les priorités de l’Espagne pour sa prochaine présidence du Conseil de l’UE

Analyse : Le pari audacieux de Pedro Sánchez risque de gâcher le grand moment européen de l'Espagne