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L'Occident retient sous souffle depuis le coup d'État militaire au Niger

Manifestation à Niamey, le 30 juillet 2023
Manifestation à Niamey, le 30 juillet 2023 Tous droits réservés Sam Mednick/Copyright 2023 The AP. All rights reserved.
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Par Euronews
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Les chancelleries occidentales craignent un basculement diplomatique du Niger vers la Russie.

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Jusqu'au coup d'Etat de la semaine dernière, le Niger était un allié un allié incontournable de l'Occident dans la lutte contre le djihadisme au Sahel.

Bruxelles, Washington, la Cedao et les Nations Unies on condamné le putsch des militaires à Niamey.

La junte au pouvoir à Niamey n'a pas formellement annoncé de changement de doctrine diplomatique du pays.

Selon le chercheur Jean-Hervé Jezequel, le Niger n'a sans doute pas encore conclu de nouvelles alliances.

Jean-Herve Jezequel, directeur du projet Sahel à l'International crisis Group : "Nous savons que Wagner est intéressé par le développement de ses capacités en Afrique de l'Ouest. Nous anticipons également que le nouveau régime militaire, s'ils devaient en place, cherchera de nouveaux alliés et pourraient être tentés d'établir des relations avec la Russie. Il est possible qu'il y ait un changement d'alliance et que la Russie développe les capacités de Wagner dans la région. Mais pour l'instant, il s'agit d'une sorte de drapeau rouge qu'il est très commode d'utiliser pour être en position de force dans des négociations."

Les conséquences du coup d'Etat sur les exportations d'uranium vers l'Europe suscitent elles aussi l'inquiétude.

Le Niger est le septième producteur mondial de ce métal lourd dont dépendent les centrales nucléaires.

Le Niger représente à lui seul près de 25 % des besoins européennes et 10 % des importations française, mais la dépendance reste néanmoins modeste. .

Jean-Herve Jezequel, directeur du projet Sahel à l'International crisis Group : "La France était beaucoup plus dépendante de l'uranium nigérian dans le passé qu'elle ne l'est aujourd'hui. Il y a eu une diversification de l'accès à l'uranium dans le monde, grâce notamment au Canada et au Kazakhstan. Le marché est différent de ce qu'il était il y a 20 ou 30 ans. C'est donc toujours un intérêt important, mais il n'est plus central, vital pour la France comme il l'était auparavant.

Selon le ministère français de la Transition énergétique, "la situation au Niger ne présente aucun risque sur la sécurité d'approvisionnement de la France en uranium naturel."

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