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L’Équateur a dit adieu à Fernando Villavicencio

Obsèques de Fernando Villacencio, candidat à la présidentielle assassiné le 9 août.
Obsèques de Fernando Villacencio, candidat à la présidentielle assassiné le 9 août. Tous droits réservés AP Photo/Dolores Ochoa
Tous droits réservés AP Photo/Dolores Ochoa
Par Euronews avec AFP
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L’assassinat du candidat à l’élection présidentielle équatorienne, Fernando Villavicencio, est marqué de la signature des gangs et témoigne d’une intensification de la violence.

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L’Équateur a dit adieu à Fernando Villavicencio, assassiné mercredi soir à Quito. De nombreux habitants de la capitale ont déposé des fleurs devant le cercueil du candidat présidentiel, couvert d’un drapeau à son effigie.

Plus tôt dans la journée, un hommage public lui a été rendu au palais des congrès. Sa famille n'y a pas assisté par crainte pour sa sécurité.

Le président équatorien Guillermo Lasso a également décrété trois jours de deuil national "pour honorer la mémoire d'un patriote". Il a instauré l'état d'urgence pour une durée de 60 jours afin de garantir la tenue du scrutin. Le premier tour de l'élection a toutefois été maintenu au 20 août. 

Le directeur de campagne de Fernando Villavicencio, Antonio Lopez, a pour sa part demandé le report du débat prévu dimanche entre les huit candidats à la présidentielle. "Le débat doit être différé afin que, lorsque nous désignerons [un nouveau candidat], il soit quasiment dans les mêmes conditions pour débattre" que les sept autres participants, a-t-il plaidé.

Six Colombiens ont rapidement été arrêtés après l'attentat et sont désormais en détention préventive. Les suspects se cachaient dans une maison à où les forces de sécurité ont saisi quatre pistolets, un fusil, des munitions et trois grenades, ainsi qu’une voiture et une moto. Un septième suspect, également colombien, a été tué lors d’un affrontement avec la police la nuit du crime.

D’après le journal colombien El Espectador, parmi les six suspects, deux sont arrivés en Équateur quelques jours avant l’assassinat du candidat. La majorité, 5 sur 6, ont un casier judiciaire en Colombie pour trafic de drogue, homicide, vol, trafic et port d’armes et agression contre un fonctionnaire. Plusieurs d’entre eux sont originaires de la ville de Cali, au sud de la Colombie, à quelques heures de route de la frontière avec l’Équateur.

Le ministre de l'Intérieur, Juan Zapata, a confirmé l'implication de "groupes criminels organisés" dans cette attaque, survenue à la fin d'un meeting du candidat à Quito, et qui a également fait neuf blessés, dont une candidate à l'Assemblée et trois policiers.

Les autorités colombiennes et équatoriennes collaborent pour mener à bien l’enquête sur ce crime aux côtés de l’Agence fédérale d’investigation (FBI) des États-Unis, le FBI.

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