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La princesse Leonor, héritière du trône espagnol, jure fidélité à la Constitution

Leonor, héritière du trône espagnol.
Leonor, héritière du trône espagnol. Tous droits réservés Manu Fernandez/AP
Tous droits réservés Manu Fernandez/AP
Par Euronews avec AFP
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L'héritière du trône d'Espagne, la princesse Leonor de Bourbon, a juré fidélité à la Constitution mardi, jour de ses 18 ans, étape indispensable pour pouvoir succéder un jour à la tête de l'Etat à son père, le roi Felipe VI.

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Accompagnée de son père et de sa mère, la reine Letizia, ainsi que de sa jeune soeur, l'infante Sofia, Leonor de Bourbon a prêté serment devant les deux chambres du Parlement réunies en session extraordinaire, un acte solennel à laquelle s'est prêté son grand-père, Juan Carlos Ier, en 1969 sous la dictature franquiste, puis son père, en 1986 sous la démocratie.

Vêtue d'un élégant smoking blanc, Leonor a prêté serment sur le même exemplaire de la Constitution que son père 37 ans avant elle, sous le regard attendri de celui-ci, en présence de la reine et devant la présidente de la chambre des députés, Francina Armengol.

"Je jure de remplir fidèlement mes fonctions, de protéger et faire protéger la Constitution et les lois, de respecter les droits des citoyens et des communautés autonomes, et d'être fidèle au roi", a-t-elle déclaré avant d'être applaudie pendant plusieurs minutes par l'hémicycle.

Visiblement ému, le souverain a ensuite embrassé sa fille.

Elle était arrivée à 11H00 (10H00 GMT) au Parlement dans un convoi officiel depuis le palais de la Zarzuela, aux environs de Madrid, demeure de la famille royale.

La brève cérémonie a été retransmise sur plusieurs écrans géants installés sur la place de la Puerta del Sol, au coeur de Madrid, ainsi que dans d'autres endroits de la capitale espagnole.

Une foule s'était rassemblée aux alentours du Parlement, brandissant des drapeaux espagnols et lançant des "Vive l'Espagne" sur le passage de la famille royale.

A son entrée dans l'hémicycle, celle-ci a été applaudie avant que retentisse l'hymne national.

Le roi émérite Juan Carlos Ier, grand-père de Leonor, n'a pas assisté à la cérémonie. Empêtré dans des scandales à répétition durant la dernière partie de son règne, il avait dû abdiquer en 2014 avant de s'exiler aux Emirats arabes unis en 2020 et est maintenant tenu à l'écart par son fils Felipe VI, qui veut donner au pays l'image de l'exemplarité.

Il devrait toutefois assister à une cérémonie privée en fin de journée au palais du Pardo, à quelques kilomètres de Madrid.

Le Premier ministre sortant, le socialiste Pedro Sánchez, ainsi que la vice-présidente en exercice du gouvernement, la communiste Yolanda Diaz, cheffe du mouvement de gauche radicale Sumar, étaient présents, mais trois ministres membres de Sumar brillaient par leur absence.

Une partie de la gauche radicale, hostile à la monarchie, a, en effet, boycotté la cérémonie, à l'instar des représentants des partis indépendantistes basques, catalans et galiciens, d'obédience républicaine et qui n'assistent jamais aux réunions avec le roi.

"Ni monarchie, ni constitution. Démocratie. Liberté. Républiques", proclament, dans une déclaration commune rendue publique mardi, trois partis indépendantistes de gauche: Gauche républicaine de Catalogne (ERC), Bildu, formation basque considérée comme l'héritière de la branche politique de l'organisation armée ETA (aujourd'hui dissoute), et le petit Bloc nationaliste galicien (BNG).

Les trois partis affirment exprimer "le sentiment de millions de gens en Catalogne, au Pays basque et en Galice qui ne reconnaissent ni ne protègent le régime monarchique espagnol (...) héritier de la dictature" franquiste.

Contrairement à son grand-père, Leonor bénéficie cependant d'une très bonne image et d'une grande popularité dans un pays où le débat sur la monarchie est permanent.

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