Primaires républicaines : duel Trump-Haley dans le New Hampshire

Un isoloir dans un bureau de vote de Manchester, New Hampshire, aux États-Unis, mardi 23 janvier 2024.
Un isoloir dans un bureau de vote de Manchester, New Hampshire, aux États-Unis, mardi 23 janvier 2024. Tous droits réservés David Goldman/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
Par Euronews avec AP
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Donald Trump vise une victoire écrasante face à Nikki Haley dans le New Hampshire, après être arrivé largement en tête de la primaire en Iowa. Un deuxième large succès consécutif lui offrirait la quasi certitude d’être officiellement investi candidat républicain à la présidentielle de novembre.

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Dernière grande rivale républicaine de Donald Trump après le retrait du gouverneur de Floride Ron DeSantis, l’ex-ambassadrice des États-Unis aux Nations unies Nikki Haley espère créer la surprise face à l’ex président ultra-favori. Elle espère séduire les électeurs indépendants et non-affiliés à des courants au sein du parti.

Donald Trump a largement remporté les primaires républicaines du New Hampshire lors de sa première campagne présidentielle en 2016, mais certains de ses alliés ont perdu des courses importantes lors des élections de mi-mandat il y a deux ans. Nikki Haley doit également faire face à un adversaire qui jouit d'un lien profond avec la base des électeurs républicains et qui tente de remporter l'État de manière suffisamment large pour mettre K.O. sa rivale.

En cas de succès, Donald Trump serait le premier candidat républicain à la présidence à remporter des courses ouvertes dans l'Iowa et le New Hampshire depuis que ces deux États ont commencé à figurer en tête du calendrier électoral en 1976, un signe clair de son emprise sur les électeurs les plus fidèles du parti.

Si l’ex-gouverneure de Caroline du Sud abandonnait après le vote de mardi, les primaires du Grand Old Party seraient décidées dès la deuxième étape, bien avant que la grande majorité des électeurs républicains du pays n'aient pu voter. Mais Nikki Haley a insisté mardi matin sur le fait que le New Hampshire ne sera pas sa dernière étape.

"Nous allons en Caroline du Sud", a-t-elle déclaré aux journalistes. "Cela a toujours été un marathon. Cela n'a jamais été un sprint".

Elle a fait remarquer qu'elle avait survécu plus longtemps que d'autres candidats. "Je ne suis pas arrivée ici par chance", a-t-elle déclaré. "Je suis arrivée ici parce que j'ai surpassé et surpassé tous les autres candidats. Je me présente donc contre Donald Trump, et je ne vais pas parler de nécrologie".

Mme Haley a fait campagne avec le populaire gouverneur républicain du New Hampshire, Chris Sununu, un critique de Donald Trump. Elle a toutefois fait remarquer que de nombreux représentants du pouvoir républicain s'étaient rangés derrière Donald Trump, ce qui, selon elle, contredit la posture anti-establishment de l'ancien président.

"C'est l'élite politique qui s'unit autour du président Trump", insiste Nikki Haley. "La classe politique nous a mis dans ce pétrin. Nous avons besoin d'une personne normale pour nous en sortir."

Nikki Haley et Donald Trump espèrent tous deux tirer parti des récents départs de la course qui ont été très médiatisés. Nikki Haley pourrait bénéficier du soutien de certains partisans de l'ancien gouverneur du New Jersey, Chris Christie, qui a fait campagne en décriant Donald Trump, mais qui a mis fin à sa candidature peu avant le caucus de la semaine dernière. L'ex-président pourrait quant à lui être en mesure de consolider le soutien des électeurs conservateurs qui soutenaient Ron DeSantis.

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