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Guerre Israël-Hamas : Washington dénonce le pilonnage de Rafah et juge la riposte "excessive"

Les Etats-Unis ont indiqué ne pas soutenir une opération "sans une planification sérieuse et crédible" concernant les civils sur place.
Les Etats-Unis ont indiqué ne pas soutenir une opération "sans une planification sérieuse et crédible" concernant les civils sur place. Tous droits réservés Leo Correa/AP
Tous droits réservés Leo Correa/AP
Par Euronews avec agences
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Les Américains, principaux alliés d’Israël, ont jugé la riposte d’Israël sur la ville-frontière de Rafah, où s’entassent plus d’un million de réfugiés palestiniens, "excessive" et craignent un "désastre humanitaire".

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L’armée israélienne bombarde vendredi Rafah, ville du sud de Gaza où s’entassent plus d’un million de Palestiniens déplacés par la guerre. Un "désastre", craignent les Etats-Unis qui ont assuré jeudi ne pas soutenir une opération "sans une planification sérieuse et crédible" concernant les civils sur place. "Je pense, comme vous savez, que la riposte à Gaza, dans la bande de Gaza, a été excessive", a déclaré le président américain Joe Biden, dans une rare critique à l’égard d’Israël.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit quant à lui "alarmé" par une opération terrestre sur place. "Une telle action aggraverait de façon exponentielle l’actuel cauchemar humanitaire dont les conséquences régionales sont déjà incalculables", a-t-il écrit sur le réseau social X.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, qui a conclu jeudi une tournée régionale visant à encourager les efforts pour obtenir une trêve, a exhorté Israël à "protéger" les civils dans ses opérations à Gaza, incluant Rafah.

De nouvelles frappes mortelles

Signe des vives tensions au Moyen-Orient dans le sillage de la guerre à Gaza, des salves de roquettes ont été lancées dans la nuit depuis le Liban vers le nord d’Israël, peu après une frappe aérienne israélienne contre un dirigeant militaire du Hezbollah libanais, et les Etats-Unis ont mené des bombardements contre les rebelles Houthis au Yémen.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des témoins ont fait état de frappes mortelles dans le centre et le sud de Gaza. Et le Croissant-Rouge palestinien s’est désolé de la mort de trois enfants dans une frappe israélienne sur Rafah. "Gaza n’est plus Gaza", a témoigné le ministre de la Culture de l’Autorité palestinienne, Atef Abou Seif, qui se trouvait sur place pour lancer la Journée du patrimoine palestinien lorsque la guerre entre Israël et le Hamas a éclaté. Il y est resté coincé 90 jours.

De nouveaux pourparlers

Au Caire, un "nouveau cycle de négociations", parrainé par l’Egypte et le Qatar avec la participation du Hamas, a débuté jeudi pour obtenir "le calme dans la bande de Gaza" ainsi qu’un échange de prisonniers palestiniens et d’otages, selon un responsable égyptien.

Un accord avait permis fin novembre une pause d’une semaine dans les combats, l’acheminement de davantage d’aide à Gaza, la libération d’une centaine d’otages et de quelque 240 prisonniers palestiniens écroués en Israël. Cette fois, les pourparlers portent sur une trêve de plusieurs semaines. "Nous nous attendons à des négociations très (…) difficiles, mais le Hamas est ouvert aux discussions et désireux d’arriver à un cessez-le-feu", a expliqué un responsable proche du Hamas.

L’Arabie saoudite a reçu jeudi des chefs de la diplomatie du Qatar, de l’Egypte, de la Jordanie, des émirats, ainsi que Hussein al-Sheikh, ténor de l’Autorité palestinienne (AP) de Mahmoud Abbas, rival politique du Hamas, pour des "consultations" sur la situation à Gaza.

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