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L'unité d'espionnage de l'UE va-t-elle voir le jour ? Von der Leyen veut son propre service de renseignement

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au Palais de la Serbie à Belgrade, en Serbie, le mercredi 15 octobre 2025
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au Palais de la Serbie à Belgrade, en Serbie, le mercredi 15 octobre 2025 Tous droits réservés  AP Photo/Darko Vojinovic
Tous droits réservés AP Photo/Darko Vojinovic
Par Euronews
Publié le Mis à jour
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La présidente de la Commission européenne souhaite créer un nouveau service de renseignement européen, qui travaillerait en collaboration avec le Service européen pour l'action extérieure. Une idée qui ne fait pas l'unanimité parmi les diplomates à Bruxelles.

Selon le Financial Times, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a l'intention de créer son propre service de renseignement, qui rassemblerait les informations des services secrets nationaux des États membres.

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Officiellement, il s'agirait de permettre une "meilleure utilisation opérationnelle" des données déjà existantes. Mais en coulisses, les diplomates européens craignent que le projet n'accroisse le pouvoir de la Commission et d'Ursula von der Leyen.

Bien que la cellule de renseignement - qui en est encore à un stade précoce, selon la Commission - travaillerait en étroite collaboration avec le Service européen pour l'action extérieure, elle pourrait néanmoins réduire l'influence de la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

Indépendance de l'UE

Ce débat intervient dans une période délicate pour l'Union européenne.

La guerre en Ukraine et les menaces de Donald Trump de restreindre les garanties de sécurité américaines et l'échange de renseignements sensibles avec l'Europe ont provoqué un changement d'attitude dans certaines parties de Bruxelles.

"L'Europe veut devenir plus indépendante, y compris dans le domaine du renseignement", a déclaré un fonctionnaire européen familier des projets d'Ursula von der Leyen, selon le Financial Times.

Ursula von der Leyen marche aux côtés de la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, au siège de l'UE à Bruxelles, en Belgique, le mardi 4 novembre 2025
Ursula von der Leyen marche aux côtés de la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, au siège de l'UE à Bruxelles, en Belgique, le mardi 4 novembre 2025 AP Photo/Virginia Mayo

La porte-parole de la Commission Paula Pinho a déclaré mardi que la nouvelle unité a pour objectif de "compléter les activités du Service européen pour l'action extérieure et jouer un rôle clé dans la préparation de ce que l'on appelle le Collège de la sécurité".

Par collège, il faut entendre la réunion des 26 commissaires et de la présidente de la Commission européenne. Celui-ci s'est réuni pour la première fois en mars de cette année, lorsque la Commission a élargi son domaine de compétence dans le domaine de la sécurité.

Réserves des diplomates européens

Des diplomates européens de haut rang redoutent déjà les luttes de pouvoir qui se dessinent dans le quartier européen de Bruxelles. Certains craignent pour leur influence, voire pour leur carrière, si Ursula von der Leyen parvient à imposer ses projets.

Deux personnes proches du dossier ont déclaré au Financial Times qu'elles s'attendaient à ce que les capitales de l'UE s'opposent aux projets de la Commission de donner à Bruxelles de nouveaux pouvoirs en matière de renseignement.

Ils ont également souligné que des doutes existaient depuis longtemps quant à l'efficacité des structures de sécurité européennes existantes, notamment en ce qui concerne la réaction de l'Europe à la guerre hybride de la Russie.

Bien que le projet en soit encore à la phase de conception, l'objectif semble clair : Ursula von der Leyen veut restructurer en profondeur l'appareil de sécurité européen.

Après la création d'une "académie de la sécurité" pour les membres de la Commission et le réarmement de l'UE, un service de renseignement autonome pourrait être la prochaine étape vers une union européenne de la sécurité avec des rapports de force modifiés.

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