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Venezuela : le gouvernement affirme avoir libéré 400 prisonniers politiques, l'opposition dément

Des étudiants placent des photos de personnes qu'ils considèrent comme des prisonniers politiques à l'Université centrale du Venezuela à Caracas, Venezuela, mardi 13 janvier 2026.
Des étudiants placent des photos de personnes qu'ils considèrent comme des prisonniers politiques à l'Université centrale du Venezuela à Caracas, Venezuela, mardi 13 janvier 2026. Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved
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Par Christina Thykjaer & Nathan Joubioux
Publié le
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L'organisation de défense des droits humains Foro Penal et la principale coalition d'opposition Plataforma Unitaria Democrática affirment qu'entre 56 et 76 prisonniers politiques ont été libérés par Caracas.

Quelques jours après l'enlèvement de Nicolás Maduro par les États-Unis, Caracas a commencé à libérer des prisonniers politiques. La semaine passée, le président du Parlement, Jorge Rodriguez, avait annoncé qu'un "nombre important" de Vénézuéliens et d'étrangers emprisonnés seraient libérés comme un geste visant à "chercher la paix".

Ce mercredi 14 janvier, Washington a annoncé que plusieurs États-uniens ont retrouvé leur liberté. "Il s'agit d'une avancée importante réalisée par les autorités provisoires", s'est réjouit l'administration Trump. Le département d'État n'a pas précisé le nombre exact de personnes libérées. Mais une personne proche du dossier, qui s'est exprimée sous couvert d'anonymat, a déclaré que quatre personnes avaient été libérées, mardi, et qu'un autre avait été discrètement libéré, la veille.

Selon le gouvernement, quelque 400 personnes seraient concernées par ces libérations. Cependant, Caracas n'a fourni aucune preuve et n'a pas révélé l'identité des personnes concernées. Il est donc impossible de savoir si celles-ci étaient emprisonnées pour des raisons politiques ou autres.

Un chiffre que conteste la Plataforma Unitaria Democrática, principale coalition d'opposition, qui assure que 76 personnes ont été libérées. De son côté, l'organisation vénézuélienne de défense des droits humain Foro Penal, estime à 56 le nombre de libérations.

Mardi, des représentants de l'opposition, dont María Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la Paix, et Edmundo González Urrutia, opposant à Nicolás Maduro lors des élections en 2024, ont dénoncé le fait que la supposée "libération massive" de détenus, annoncée il y a cinq jours par les autorités vénézuéliennes, n'a pas été exécutée comme promis.

Jusqu'à 800 prisonniers politiques

Au total, plus de 800 prisonniers politiques seraient détenus au Venezuela. Des manifestations ont eu lieu ce mardi dans tout le pays pour réclamer leur libération.

Dans le même temps, les partisans du président Maduro sont descendus dans la rue pour réclamer le retour du dirigeant, qui est actuellement jugé à New York. Son fils, Nicolás Maduro Guerra, a également pris la parole, affirmant que l'enlèvement d'un président élu à trois reprises par le peuple vénézuélien constituait une violation du droit international.

Parmi les personnes libérées figure l'activiste hispano-vénézuélienne Sofía Sahagún Ortiz, détenue depuis octobre 2024. Elle est maintenant en route pour Madrid.

Edilson Torres, 51 ans, n'a, lui, pas vécu assez longtemps pour espérer retrouver sa liberté. En décembre dernier, le gouvernement a accusé ce policier et opposant à Nicolas Maduro de trahison et l'a emprisonné avec sa famille. Deux jours avant le début des libérations, il est mort d'une crise cardiaque, derrière les barreaux. Des centaines de personnes se sont rassemblées à la prison de Guanare pour l'accompagner dans son dernier voyage.

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