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Dernière minute. Trump annonce une trêve de dix jours entre Israël et le Liban, sans évoquer le Hezbollah

Des personnes traversent à pied un cratère après une frappe aérienne israélienne qui a détruit le pont Qasmiyeh près de la ville côtière de Tyr, 16 avril 2026.
Des personnes traversent à pied un cratère après une frappe aérienne israélienne qui a détruit le pont Qasmiyeh près de la ville côtière de Tyr, 16 avril 2026. Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Gavin Blackburn & Euronews
Publié le Mis à jour
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Le Premier ministre libanais a salué la nouvelle du cessez-le-feu, tandis que le Hezbollah et Israël n'ont pas encore réagi.

Israël et le Liban ont convenu d'un cessez-le-feu de dix jours à partir de jeudi, a annoncé le président américain Donald Trump après s'être entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

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"Les deux dirigeants ont convenu que, afin de parvenir à la PAIX entre leurs pays, ils instaureront officiellement un cessez-le-feu de 10 jours à 17 heures (heure de l'Est)", a écrit Trump sur son réseau Truth Social, sans mentionner le Hezbollah, soutenu par l'Iran.

Il a également indiqué qu'il inviterait Netanyahu et Aoun à la Maison-Blanche pour ce qu'il a décrit comme les premières discussions sérieuses entre Israël et le Liban depuis 1983.

Capture d'écran d'un message publié sur le compte Truth Social du président américain Donald Trump, le 16 avril 2026.
Capture d'écran d'un message posté sur le compte Truth Social du président américain Donald Trump, le 16 avril 2026. @realDonaldTrump

"Les deux parties veulent la PAIX, et je crois que ça va se réaliser rapidement", a ajouté le chef de la Maison-Blanche.

Paris salue une "excellente nouvelle" qui devra être "vérifiée sur le terrain"

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a salué la nouvelle du cessez-le-feu, tandis que le Hezbollah et Israël n'ont pas encore réagi.

"C'est une excellente nouvelle qui devra être vérifiée sur le terrain", a déclaré un conseiller du président français Emmanuel Macron, cité par l'AFP.

Le Liban et Israël avaient déjà tenu mardi à Washington leurs premiers échanges diplomatiques directs depuis des décennies, après plus d'un mois de guerre entre Israël et le Hezbollah. Beyrouth insiste sur la nécessité d'un cessez-le-feu préalable aux discussions directes, tout en promettant de s'engager à désarmer le mouvement.

De son côté, Washington n'a pas publiquement soutenu l'idée d'un cessez-le-feu comme condition préalable, tandis qu'Israël présente ces pourparlers comme des négociations de paix centrées sur le désarmement du Hezbollah.

Sur le terrain, les échanges de tirs se poursuivent : le Hezbollah vise des localités du nord d'Israël à l'aide de roquettes et de drones, tandis que les frappes israéliennes se sont intensifiées dans le sud du Liban, notamment autour de Tyr, de Nabatieh et de la ville stratégique de Bint Jbeil, près de la frontière israélienne.

Des habitants se tiennent à côté des décombres d'un bâtiment détruit il y a une semaine lors d'une frappe israélienne dans le centre de Beyrouth, le 16 avril 2026.
Des habitants se tiennent à côté des décombres d'un bâtiment détruit lors d'une frappe israélienne il y a une semaine dans le centre de Beyrouth, le 16 avril 2026. AP Photo

Israël et le Liban sont techniquement en guerre depuis la création de l'État hébreu en 1948, et le Liban reste profondément divisé sur toute normalisation diplomatique avec son voisin.

Les forces israéliennes ont avancé plus profondément dans le sud du Liban pour établir ce qu’elles qualifient de "zone de sécurité", qui s'étendrait selon Benjamin Netanyahu sur 8 à 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Les combats actuels ont débuté le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé des frappes contre Israël en représailles, selon lui, à l'assassinat du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, lors des premières phases de la guerre contre l'Iran.

Les attaques israéliennes contre le Liban ont tué plus de 2 100 personnes selon le ministère de la Santé, et ont provoqué le déplacement interne d'environ un million d'autres personnes à travers le pays à ce jour.

Sources additionnelles • AP, AFP

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