En Australie, le crime d'ingérence étrangère intentionnelle est puni de 20 ans d'emprisonnement.
La police australienne a indiqué vendredi qu’un homme a été inculpé d’ingérence étrangère pour avoir, selon les autorités, tenté de renseigner la Russie sur les activités militaires ukrainiennes.
Selon la commissaire de la Police fédérale australienne, Krissy Barrett, cet Australo-Russe de 27 ans a suivi en Russie une formation de type militaire avant de rejoindre plus tard les forces armées ukrainiennes.
"Nous ne voulons pas que l’Australie devienne un refuge pour des personnes qui se livrent à des actes d’ingérence étrangère au profit d’autres pays", a‑t‑elle déclaré.
La police affirme qu’il s’est rendu en Russie pour y suivre cette formation en octobre 2024.
Il serait ensuite retourné en Australie, où il a "maintenu le contact" avec des personnes qu’il pensait liées aux services de renseignement russes, selon les enquêteurs.
Selon la police, il se serait rendu en Ukraine en 2025, où il s’est engagé dans les forces armées du pays et "a eu accès à des informations concernant leur personnel militaire, leurs unités et leurs positions".
Il a ensuite "fourni, ou tenté de fournir, des informations obtenues en Ukraine à des personnes qu’il pensait agir pour le compte des services de renseignement russes", a déclaré Barrett.
"Il est allégué que ce comportement a fait peser un risque sur la sûreté et la sécurité du personnel militaire ukrainien."
En Australie, le délit d’ingérence étrangère intentionnelle est passible de 20 ans de prison.
L’Ukraine combat l’invasion à grande échelle menée par la Russie depuis son lancement en février 2022.
"Nous avons engagé plus de 1,5 milliard de dollars (900 millions d’euros) pour aider l’Ukraine à se défendre, dont plus de 1,3 milliard de dollars (700 millions d’euros) d’aide militaire sous forme d’équipements essentiels pour le champ de bataille et de formation des forces ukrainiennes", a déclaré en février de l’année dernière (source en anglais) la ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong.
"Depuis le premier jour, l’Australie est claire : la Russie, ainsi que ceux qui facilitent son invasion illégale, devront en assumer les conséquences."