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2020, une année de faillites pour les entreprises européennes

2020, une année de faillites pour les entreprises européennes
Tous droits réservés BARBARA GINDL/AFP
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Par Sandor Zsiros
Publié le Mis à jour
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La crise provoquée par le covid-19 a poussé de nombreuses entreprises à mettre la clef sous la porte.

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C'est un établissement qui n'a connu que la crise. La brasserie La Jungle a littéralement ouvert ses portes avant le confinement. Les machines ont tourné deux jours au mois de mars avant les restrictions décidées par le gouvernement belge pour limiter la pandémie de covid-19.

La fermeture des bars et des restaurants est un coup dur pour l'établissement et les livraisons à domicile ne suffisent pas à compenser le manque à gagner. "Si cela continue comme ça pendant cinq mois il va y avoir un problème", avertit Christophe Bravin, co-propriétaire de l’établissement. Le brasseur tire cependant une première leçon de cette crise, l'aide financière ne touche pas nécessairement ceux qui en ont le plus besoin. "Les mesures prises par le gouvernement soutiennent surtout les grandes entreprises et pas vraiment les petites sociétés. En fait cela va tuer les petites entreprises", explique-t-il.

Pour les PME 2020 est une année catastrophique. Les faillites ont progressé à l'automne dernier de de 25,7 % par rapport au 2e trimestre, selon les données d'Eurostat. Avec 16 millions de chômeurs et 40 millions de personnes au chômage partiel, sans certitude pour l'avenir, l'UE est au bord du chaos social avertit la Confédération européenne des syndicats (CES). "Il faut aider ces gens. S'ils ne peuvent pas rouvrir il faut des compensations, autrement la colère sociale va progresser", prévient le secrétaire général de la CES Luca Vinsentini.

L'Union européenne devrait donner son feu vert au plan de relance de 750 milliards d'euros. Mais plusieurs Etats membres hésitent à soutenir des mesures sociales qui entraineraient une augmentation de la dette. Un argument rejeté par le syndicaliste. "Cette nouvelle dette est presque gratuite car les taux d'intérêts sont proches de zéro. Donc il n'y a pas de raison d'utiliser cet alibi de la dette pour ne pas poursuivre les mesures d'urgence", répond Luca Vinsentini.

Le Parlement européen et le Conseil, l'institution qui représente les Etats membres, devraient approuver la stratégie de relance. Ce sera ensuite aux gouvernements de s'assurer que ces fonds parviennent jusqu'aux PME.

Journaliste • Grégoire Lory

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