Guerre en Ukraine, inflation... L'OCDE revoit à la baisse ses prévisions de croissance

Un porte-conteneurs à Hambourg (mars 2022)
Un porte-conteneurs à Hambourg (mars 2022) Tous droits réservés Martin Meissner/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved
Par Euronews avec AFP
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La guerre en Ukraine et le rythme de l'inflation inquiètent l'OCDE qui a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l'économie mondiale.

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L'économie mondiale va payer le prix fort de la guerre menée par la Russie en Ukraine, prévient l'OCDE qui a revu ses perspectives de croissance à la baisse.

L'inflation, boulet de la croissance

Au cœur des inquiétudes, le rythme de l'inflation, véritable boulet de la reprise.

Jugée "temporaire" à l'automne, l'inflation s'est nettement accélérée depuis l'invasion russe en Ukraine qui a entrainé des blocages dans les chaînes d'approvisionnement et la flambée des prix énergétiques et alimentaires.

Dans ce contexte, l'OCDE a ramené ses prévisions de croissance pour la zone euro de 4,3% à 2,6% pour l'année 2022. La France, l'Italie et surtout l'Allemagne devraient ainsi subir un ralentissement de leur reprise.

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Les prévisions de croissance pour 2022 et 2023 (OCDE)euronews

"Les ondes de choc" de la guerre en Ukraine

Les effets de la guerre en Ukraine se font sentir aux quatre coins du globe, souligne la la cheffe économiste de l'OCDE Laurence Boone :

"La guerre envoie des ondes de choc jusqu'en Afrique et au Moyen-Orient. Ce que l'on constate, c'est à quel point de nombreux pays du Moyen-Orient et d'Afrique sont dépendants de la Russie et de l'Ukraine, du Liban à l'Égypte, en passant par la Tunisie ou le Yémen."

De nombreux pays du Moyen-Orient et d'Afrique sont dépendants de la Russie et de l'Ukraine.
Laurence Boone
Cheffe économiste de l'OCDE

L'OCDE table, sans certitude, sur un apaisement des pressions inflationnistes l'an prochain. Mais l'institution craint qu'un arrêt brutal des importations de gaz et de pétrole russe n'entraîne une hausse encore plus importante des prix de l'énergie et qu'elle perturbe davantage encore les approvisionnements de marchandises à travers la mer Noire.

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