Lors de la présentation de son gouvernement le Premier ministre socialiste espagnol confirme sa volonté de mener une politique en faveur de l’UE.
L'orientation pro-européenne du nouveau gouvernement espagnol ne fait aucun doute. Premier signal, la nomination de l'ancien président du Parlement européen, Josep Borrell, au poste de ministre des Affaires étrangères.
La désignation de Nadia Calviño comme ministre de l'Economie est un autre message fort envoyé auprès des institutions.
Elle "connaît les rouages bruxellois, elle a occupé plusieurs postes majeurs ici (à Bruxelles) et elle sait comment fonctionne la machine", explique le directeur de l’Institut Bruegel, Guntram Wolff. Il souligne d’ailleurs que c’est elle qui a préparé le projet de budget de la Commission européenne. Pour le chercheur il est évident que c’est un "atout" pour Madrid.
Lors de la même semaine les nouveaux gouvernements espagnol et italien ont prêté serment, le premier pro-européen le second eurosceptique. Ces deux dynamiques changent d’ailleurs les rapports de force au sein de l’Union. Troisième économie de la zone euro, l’Italie perd du terrain alors que l’Espagne "commence à prendre un rôle significatif grâce à ses politiques pro-européennes, grâce à ses succès en matière de croissance", assure Guntram Wolff.
Nadia Calviño qui vient de dire au revoir à ses collaborateurs bruxellois sera de retour auprès des institutions européennes dans 15 jours pour la réunion des 28 ministres des Finances.