Crise iranienne, conflit en Libye... Les Européens se posent en médiateurs

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Par Julien Pavy
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Les chefs de la diplomatie de l'Union européenne appellent à la désescalade au Moyen-Orient, où la crise iranienne et le conflit en Libye attisent les craintes d'un embrasement.

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Les ministres européens des Affaires étrangères réitèrent leur soutien à l'accord sur le nucléaire iranien. 

L'UE veut sauver l'accord sur le nucléaire

Réunis à Bruxelles, ils ont exprimé leur crainte d'une escalade au Moyen-Orient, après l'assassinat du général Soleimani par les États-Unis, suivi des frappes iraniennes sur des bases américaines en Irak.

Dimanche dernier, le régime de Téhéran affirmait s'affranchir de toute "limite sur le nombre" de ses centrifugeuses. Dans ce contexte de tensions exacerbées, le chef de diplomatie européenne intensifie les contacts pour convaincre l'Iran de respecter ses engagements :

Nous appelons l'Iran à respecter sans délai l'accord sur le nucléaire. Les ministres m'ont donné un mandat fort pour mener des efforts diplomatiques avec toutes les parties, y compris l'Iran, pour contribuer à la désescalade dans la région, pour soutenir le dialogue politique, et promouvoir des solutions politiques régionales.
Josep Borrell
Chef de la diplomatie de l'Union européenne

La crainte d'un embrasement en Libye

Les ministres européens des Affaires étrangères ont également lancé un appel à la désescalade et au-cessez le feu en Libye, où les troupes du général Haftar, l'homme fort de l'est libyen, poursuivent leur offensive à Tripoli contre les forces du gouvernement d'union nationale, soutenu notamment par la Turquie qui a annoncé l'envoi de troupes sur place. Les  Occidentaux redoutent un embrasement dans cette région, où les nations ont des intérêts divergents.

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