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La Belgique choisit de ne pas effectuer des tests systématiques pour détecter le coronavirus

La Belgique choisit de ne pas effectuer des tests systématiques pour détecter le coronavirus
Tous droits réservés Francisco Seco/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Par Grégoire LoryEuronews
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Pour les professionnels de santé il est difficile d’évaluer exactement la situation dans le pays mais ils estiment que le système dispose encore d’un peu de "marge de manœuvre".

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Les cas de coronavirus progressent continuellement en Belgique. Plus de 1 700 personnes sont infectées et les autorités comptent déjà plus de 20 décès liés à l’épidémie. Pour un pays de 11 millions d’habitants ces chiffres apparaissent toutefois relativement bas en comparaison à d’autres Etats membres de l’Union européenne.

Pour certains cette tendance s’explique par le faible taux de tests pratiqués. Anesthésiste à la Clinique de l’Europe à Bruxelles, Michela Rizzo précise aussi que les autorités n’ont "jamais cherché à remonter la chaîne des infections". Ces différentes pratiques entre les 27 expliquent ces tendances variables d’une frontière à l’autre.

A ce stade pour réduire la courbe croissante des personnes infectées attendue dans les prochains jours, l’urgence n’est plus au diagnostique mais à la nécessité de créer de la place dans les services de santé. Michela Rizzo estime que le système belge est excellent avec un bon maillage d’hôpitaux à travers le pays. "Les chiffres montrent qu’il y a encore une marge de manœuvre pour faire face à l’urgence", explique-t-elle. Pour elle le choc de la situation en Italie a poussé les autorités à prendre des mesures d’urgence.

La Belgique a suspendu pour les prochains mois les opérations non-urgentes. Mais au-delà du traitement, l’isolation est le meilleur moyen de prévention à l’heure actuelle et pour les semaines à venir.  Mais pour les professionnels de santé tout cela n’est pas suffisant à moyen terme. " Dans quatre semaines lorsque nous serons de retour dans les rues, nous risquons un nouveau pic", avertit Michela Rizzo. Selon une étude coréenne la meilleure façon de prévenir une nouvelle vague épidémique serait de pratiquer le plus grand nombre de tests possibles afin d’isoler les personnes infectées et les patients asymptomatiques.

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